Interview – Home Alone

Interviews | publié le 07 Juil 2014 par | 1 178 vues

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Evénement suffisamment rare pour être évoqué, le deuxième album de Home Alone, intitulé There's A Light Coming Through continue à tourner régulièrement sur nos platines depuis sa sortie chez Beko Disques. Délicieusement paresseux avec sa facilité à traîner des pieds, doucement rêveur, le disque du torontois Tomska Polska (l'homme derrière le projet solo Home Alone) est un guide idoine au sourire discret et mystérieux pour accompagner en musique un abandon aux volutes brumeuses et atteindre un état de calme et bienheureuse somnolence. Bercés par tant de charmes simples mais remarquables réunis sur un même support, nous n'avons pas hésité longtemps à demander une interview au bonhomme; histoire de vérifier une fois encore qu'entre l'artiste et la (bonne) musique, on ne retrouve souvent pas grand chose: à peine un léger voile de fumée qui aime prendre son temps pour se dissiper.

Concernant le nom de ton projet musical...Tu as été traumatisé par Macaulay Culkin plus jeune?

(rires) Non. J'adore la série des films Home Alone (Maman, j'ai raté l'avion en français, NDLA) mais cela n'a aucun rapport avec le nom de mon projet. J'ai simplement choisi ce nom parce que j'apprécie d'être seul, à l'écart du reste du monde pendant un moment.

Tu fais de la musique depuis longtemps?

J'ai plus ou moins joué de la musique toute ma vie mais, personnellement, cela ne voulait pas dire grand chose jusqu'à mes 17, 18 ans. Prendre des cours de guitare ou de piano pendant mon enfance et mon adolescence m'ennuyait profondément. J'avais l'impression que l'on me forçait à les suivre donc j'ai arrêté. Ensuite, j'ai commencé à jouer pour moi-même et depuis je ne me suis jamais arrêté.

Tu as fait partie de quelques groupes avant de commencer ton projet solo. Mais cela n'a pas marché. Tu connais la raison de cet échec?

Cela n'a sûrement pas fonctionné parce que nous désirions tous des choses différentes d'un point de vue musical et plus généralement dans notre vie.

Qu'est-ce qui est le plus agréable lorsque tu travailles tout seul?

C'est de ne pas avoir à compter sur d'autres personnes. Je ne supporte plus de relancer encore et encore les gens pour enregistrer ou répéter. J'aime écrire de la musique seul, avoir le contrôle total de mon travail même si au final je ne suis pas un vrai solitaire; mon chien reste toujours couché à côté de moi (rires).

Comment tu décrirais la différence entre ton premier album Teddybears & Weeds et There's A Light Coming Through?

Avec There's a Light Coming Through, j'ai finalement trouvé une manière de composer qui fonctionne parfaitement pour moi. Teddybears & Weed m'a mis le pied dans l'entrebâillement de la porte. Ce premier album m'a beaucoup appris sur comment je devrais arranger mon prochain album et quels sons utiliser ou pas. Néanmoins, les deux albums ont des thématiques très proches: l'amour, l'herbe et toujours garder une attitude positive.

Ça aide l'herbe pour composer?

Je n'en ai absolument aucune idée (rires). Parfois, je suis défoncé et je n'arrive à rien avec mes instruments tandis d'autres fois, tout coule de source. Cela dépend de l'humeur, j'imagine.

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Où étais-tu lorsque tu as composé There's A Light Coming Through?

J'étais installé dans la cave de mes parents sur un immense canapé. J'ai une collection assez impressionnante d'amplis et d'équipements pour enregistrer. Ainsi, je n'ai donc pas besoin de bouger. C'est un endroit que j'adore.

Qu'est-ce qui t'inspire d'un point de vue non musical?

Les gens autour de moi, l'herbe et la vie elle-même. Rester toujours positif!

Et tes références musicales?

J'adore le shoegaze du début: Black Tambourine, Slowdive, et bien sûr My Bloody Valentine.

Selon toi, quels sont l'endroit et le moment idéal pour écouter There's A Light Coming Through? Quel type de personnes imagines-tu écouter ta musique?

Je crois que c'est une musique idéale pour les promenades nocturnes en voiture. J'espère que tout le monde apprécie ma musique.

Considères-tu Toronto comme un bon endroit pour la musique?

Toronto n'a jamais inspiré ma musique, c'est un endroit horrible.

Quels sont tes plans pour le futur?

Enregistrer plus de musique et tourner un petit peu dans le proche futur. Et au final, vivre au jour le jour.

Crédits photo: Amanda Maney

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Posté par Francois-Marc

Grand consommateur de Baby Carottes et de sorbets au yuzu, j'assume fièrement mon ultra dépendance au doux-amer, à l'électropop bancale et chétive, aux musiciens petits bras ainsi qu'aux formes épurées du grand Steve Ditko. A part cela? Il y avait péno sur Nilmar.