Interview – Laveda

Cela faisait un vrai bon moment que mes oreilles ne s’étaient pas emballés de cette manière par la grâce d’un single: « Dream. Sleep. » de Laveda est une évidence sonique et nerveuse, en mode chapeaux de roue, catchy au possible. Si ce bonheur en forme de single aurait pu être sans lendemain, comme pour mal d’autres groupes incapables de retrouver la formule gagnante, le duo aura pourtant facilement récidivé avec un « Better Now » imaginé avec une mélodie toute aussi imparable que la précédente et sur laquelle les effets de vocoder dessinent un caractère singulier, presque inquiétant, emportant au passage tous les suffrages de ce côté du clavier. Sur leur premier opus sorti en Juin et intitulé What Happens After, Ali et Jake sondent un sillon dans lequel se détachent des influences shoegaze et indie soulignées par un regard aussi rafraichissant que leur attitude est cool et contemporaine. C’est en début de confinement, alors que le groupe aura arrêté sa tournée et repoussé la sortie de son album que Laveda se confiera sur un début de carrière plus riche qu’il n’y paraît et imaginera des perspectives musicales débarrassées de ce foutu coronavirus.

Photo par Zeno Pittarelli

Ali – Nous étions à Atlanta lorsque le confinement lié à la pandémie du Covid-19 a débuté aux Etats-Unis. Nous étions supposés finir notre tournée à South by Southwest à Austin mais le festival a été annulé. Lorsque nous avons entendu les nouvelles, nous avions encore des shows en stand-by. Nous avons juste eu le temps de nous demander si c’était la peine de continuer lorsque tout a commencé à se casser la gueule à vitesse grand V. Tous les restaurants, les salles de cinéma et surtout de concerts se sont fermés en même temps.

Jake – Nous sommes donc rentrés à la maison (rires).

C’est où la maison? 

Jake – Nous vivons à Albany, la capitale de l’Etat de New York.  C’est une ville un peu terne, très étendue. Ce sont surtout des fonctionnaires de l’état qui viennent pour travailler ici mais l’architecture est très belle avec de très vieux bâtiments… Enfin vieux… du point de vue américain (sourire). Il y a quand même une bonne scène musicale underground avec des salles de concerts dans des caves et beaucoup de musiciens locaux.

Ali – Il y a des choses à faire ici mais je ne nous vois pas y passer le restant de notre vie. Je pense qu’à un moment, il nous faudra déménager vers une ville plus grande avec plus d’opportunités. Jake a vingt-quatre ans et moi, vingt-deux. Je serai diplômée de musique au Collège d’Albany à la fin de ce semestre. Evidemment, tous les cours se déroulent actuellement en ligne à cause du coronavirus donc c’est plutôt relax pour le moment.

Vous vous connaissez depuis longtemps? 

Ali – Jake et moi, nous nous sommes rencontrés au lycée à Saratoga Springs, dans l’orchestre du lycée. Je jouais du violon classique et lui de la contrebasse. Nous faisions partie du club de musique de l’école et jouions des vieux morceaux de musique irlandaise, américaine ou canadienne francophone. Nous travaillions uniquement par l’oreille et c’était vraiment sympa de reprendre ces vieux morceaux de musique folklorique.

D’où vient ce goût pour le shoegaze, l’indie pop des années 90? 

Ali – Mes parents ont toujours aimé ce type de musique même s’ils ne sont pas eux-mêmes musiciens. Ma mère se débrouille un peu au piano mais cela fait très longtemps qu’elle n’en a pas joué. Ils possèdent une énorme collection de compact discs, adorent The Sundays et collectionnent les albums et singles de The Cure. Avec Tears for Fears, ce sont les premiers groupes que j’ai écoutés et la musique avec laquelle j’ai été éduquée. Je ne connais donc pas vraiment grand chose d’autre. Bien entendu, j’ai eu ma phase de pop music au lycée mais je me suis rapidement rendue compte que je préférais ce type de musique alternative à guitares venue des années quatre-vingt-dix.

Jake – Étrangement, je crois que le groupe qui m’a introduit à la shoegaze est Coldplay. Sur Viva la Vida or Death and All His Friends, il y a ce titre bonus (peut-être « the Escapist »? NDLA) avec une intro shoegaze pendant deux minutes avant de redevenir du Coldplay classique. Je n’arrêtais pas de me demander ce qu’était ce son car je n’avais rien entendu de tel auparavant. J’ai oublié jusqu’à ce que j’entende Hurry Up, We’re Dreaming de M83 au lycée. Ce disque m’a soufflé et expliqué ce qu’était le shoegaze. A partir de là, j’ai fait des recherches qui m’ont évidemment emmené jusqu’à Slowdive que tu peux considérer comme mon premier vrai groupe de shoegaze.

Ali – Mes parents avaient entendu parler de Slowdive mais ils n’avaient pas d’album donc je n’avais jamais écouté leur musique. Jake m’a d’abord fait écouter leur dernier album et je n’ai pas accroché tout de suite. Ma première réaction était un peu tiède. J’ai changé peu à peu d’avis mais surtout, ça m’a donné de me replonger dans tout ce que j’écoutais lorsque j’étais gamine comme les Sundays.

Jake – Ali m’a fait découvrir The Sundays et ça a été une révélation. Je crois qu’ils sont désormais plus importants pour moi que Slowdive même si Souvlaki est un super album. Mais le disque vers lequel je reviendrai toujours est le Hurry Up, We’re Dreaming car il rassemble tous ces côtés très nostalgiques de la shoegaze pour en faire quelque chose à gros budget et contemporain, d’assez extraordinaire avec ces synthétiseurs et ces parties incroyables de batterie.

Vous n’étiez pas considérés comme des marginaux au lycée en écoutant ce type de musique? 

Ali – La plupart de mes amis écoutait du rock alternatif, peut-être pas exactement les mêmes groupes que moi mais nous partagions un socle musical commun. Et puis pas mal d’entre eux étaient musiciens au lycée et avait l’esprit plutôt ouvert.

Jake – Je débarquais d’un autre lycée et au contraire d’Ali, je n’avais pas beaucoup d’amis donc je me suis intégré à son groupe. Après, même si nous ne mangions pas à la cafétéria de l’école mais dans la salle de répétitions de l’orchestre, nous ne nous considérions pas pour autant à part. Notre école était grande donc il y en avait pour tous les goûts. Si nous étions des marginaux, nous étions des marginaux de petite envergure (rires).

Il y a quelque chose d’assez similaire entre le shoegaze et la musique classique. Le rendu dans les deux styles est très cinématographique, avec énormément de couches et une vraie complexité.

Ali –Jouer dans l’orchestre de l’école n’est pas aussi élitiste qu’un groupe de jazz dans lequel tout le monde n’est sensé écouter que du jazz. Nous avions aussi des cours de musique classique mais j’avais l’impression que c’était quelque chose d’un peu éloigné, dans un coin.

Jake – Je crois pourtant qu’il y a quelque chose d’assez similaire entre le shoegaze et la musique classique. Le rendu dans les deux styles est très cinématographique, avec énormément de couches et une vraie complexité. Surtout si tu les compares à une configuration rock classique avec guitares, basse et batterie.

A quel moment avez-vous commencé à travailler ensemble sur des projets plus personnels? 

Ali – Jake avait un groupe de rock que j’ai rejoint en première (formation appelée Lucy que vous pouvez écouter ici, NDLA). Nous avons traversé pas mal de hauts et de bas avec ce projet. Je me suis impliqué de plus en plus au fil du temps et nous avons travaillé avec des gens de New York sur la base d’un deal de développement. Nous avons enregistré un mini album avant que tout ne s’écroule avec ces horribles gens de l’industrie dont tu entends parler… Nous avons perdu beaucoup d’argent mais au moins, nous avons développé notre réseau et rencontré de bonnes et de mauvaises personnes …. A partir de ce moment, Jake et moi avons rompu les liens avec ce projet précédent et commencé à écrire de la musique juste tous les deux.

Jake – Nous avons commencé à travailler sur Laveda à l’été 2017. Le projet était supposé être beaucoup plus acoustique, dans des tons plutôt Bon Iver. Nous avons écrit deux chansons de ce genre avant de réaliser que cela nous faisait vraiment chier et de décider de changer de direction musicale. (rires)

Est-ce que quelque chose vous a incité à prendre cette direction plus bruitiste? 

Ali – Nous sommes allés à Montréal pour l’anniversaire de Jake. Wolf Alice y jouait le soir même. Pour moi, c’était juste ce groupe dont j’avais écouté l’album plusieurs fois l’été précédent mais qui ne me touchait pas plus que cela. L’idée générale était donc d’aller trainer en ville et de passer du bon temps en concert. Et finalement, c’est devenu le show le plus incroyable auquel j’ai assisté. Le groupe a joué d’une manière juste parfaite: leurs chansons résonnaient en moi et j’ai littéralement pleuré pendant le show ce qui ne correspond pas du tout à ma personnalité. Ce concert nous a signifié que nous faisons fausse route. Nous avons compris que nous ne pouvions pas juste faire de la musique acoustique, que nous devions amener la musique là elle le désirait.

Photo par Laveda

Parlez-moi de votre album, What Happens After

Jake – Cela nous a pris quelque chose comme deux ans pour l’écrire du début à la fin. Principalement parce que nous étions fauchés à l’époque et que le budget pour l’enregistrement était vraiment serré.

Ali – Au début, même si nous avions déjà quelques idées pour la direction musicale, parce que ce n’est pas comme si nous ne connaissions rien en arrangements musicaux, nous ne savions pas vraiment quoi faire; nous en avions juste marre.

Jake – Il faut dire qu’à l’époque, nous avions eu des mauvaises expériences. Nous avions rencontré un producteur qui nous a expliqué qu’il n’y avait qu’une seule manière d’enregistrer un groupe alors que nous voulions donner l’impression d’un groupe complet sur disque même si nous n’étions que deux. Il avait tellement tort et il était tellement obtus.

Ali – Lorsque nous sommes partis en studio, nous y allions en cherchant à obtenir ce gros son. Nous avons eu la chance de travailler avec Dylan Sky qui est extrêmement professionnel et possède du super matériel. Cela nous a vraiment facilité les choses. Ce premier weekend s’est révélé fructueux et nous avons décidé de continuer à enregistrer. Certains morceaux étaient encore à l’état de démos mais nous avons décidé de les transformer directement en quelque chose que nous aimions. Nous avons pris tout ce que nous avions pour l’enregistrer pour l’album.

Jake – Nous avions un batteur en studio sur quelques titres et notre producteur s’occupait des synthétiseurs et de la programmation mais pour la grande part, c’était Ali et moi. Nous avons fait des aller-retours en studio pendant environ treize mois en réalisant quelques petits trucs à domicile en parallèle.

Ali – Le mixage a ensuite été réalisé par Jason Finkel. Nous l’avons rencontré par l’intermédiaire de Indoor Voices, des gars adorables. Nous adorions le son de leur mini album s/t et nous avons décidé de contacter Jason qui les avait mixés. Nous avons travaillé avec lui par téléphone, ce qui nous a pris six mois supplémentaires. La première fois que nous l’avons réellement rencontré, c’était après un de nos concerts. Il s’est approché de moi et m’a dit « Ali, votre concert était génial » et, en l’écoutant parler, je n’arrêtais pas de me dire que sa voix était familière avant de rendre compte de qui il s’agissait (rires).

Jake – Nous pensions que Jason se contenterait de mixer les parties que nous lui avions envoyées mais il a eu une vraie approche de producteur. Il y a tellement de choses qui se passent dans nos chansons et nous les avons en tête depuis si longtemps que c’est intéressant d’avoir quelqu’un avec une oreille neuve. Même s’il y avait des titres sur lesquelles nous étions tout de suite sur la même longueur d’ondes, il y en a d’autres pour lesquelles il a amené une nouvelle perspective ou mis en valeur des éléments qui ne nous semblaient pas importants.

Ali – Nous sommes très heureux du résultat, notamment en comparaison de ce que nous avions pu enregistrer pour nos projets précédents. Le fait que nous puissions encore écouter et apprécier ces chansons avec lesquelles nous avons vécu pendant si longtemps est très satisfaisant pour nous.

Tous les morceaux que j’ai entendus pour le moment sont vraiment catchy, c’est quelque chose d’intentionnel? 

Jake – Je crois que nous essayons vraiment d’écrire des chansons pop avec des textures sombres. Nous offrons aux gens ce qu’ils désirent en termes de mélodie en expérimentant autant que possible dans le canevas que nous avons défini.

La pop actuelle me rend complètement fou avec sa production toujours parfaite. Cette industrie fonctionne d’une manière vraiment étrange.

Ali – Je veux convertir les auditeurs à Laveda et que ceux qui écoutent de la musique pop se demandent pourquoi ils aiment notre musique alors qu’elle est différente de ce dont ils ont l’habitude. En général, j’aime le côté sombre de la musique et la pop peut être diverse: j’écoute beaucoup les Cure et un grand nombre de leurs chansons possèdent des éléments pop. C’est quelque chose que tu retrouves aussi sur le premier mini album de Billie Eilish : cette combinaison de ressorts pop avec d’autres ingrédients beaucoup plus étranges. Je n’avais rien entendu comme cela auparavant et je suis heureuse qu’elle ait atteint ce degré de reconnaissance et de célébrité. Peut-être que son succès va renouveler les choses au niveau de la diffusion des musiques, parce qu’écouter la radio m’est devenu insupportable.

Jake – C’est comme écouter la même chanson encore et encore. La pop actuelle me rend complètement fou avec sa production toujours parfaite. Cette industrie fonctionne d’une manière vraiment étrange.

Ali – À nos tous débuts, deux producteurs nommés Conki et Nexeri nous ont contacté. Ils avaient entendu notre démo de « If Only (You Said No ») sur notre Soundcloud. Ils adoraient cette chanson, voulaient en faire un remix et nous avons accepté. Soave Radio nous a ensuite demandé s’ils pouvaient le sortir comme un titre original pour les trois parties et le rebaptiser « If Only ». Aujourd’hui, le morceau a quelque chose comme 4 millions d’écoutes. Un instant, nous avons eu peur d’un gigantesque malentendu: qu’il devienne notre morceau le plus populaire et que les auditeurs nous inscrivent dans un mouvement pop deep house alors que nous considérons que ce titre n’est pas représentatif de notre musique. Mais de l’autre côté, c’est aussi ce remix qui nous a définitivement poussé à sortir d’autres chansons pour affirmer notre style.

Quelle est la dynamique dans votre collaboration?

Ali – Tout ce que nous écrivons se fait de manière très naturelle. Quand nous avons commencé, cela commençait typiquement par quelque chose que Jake jouait à la guitare sur lequel je trouvais une mélodie vocale et nous construisions à partir de cela. Nous avons travaillé de cette manière pendant pas mal de temps mais désormais, c’est plutôt lorsque l’un de nous deux a une idée ou lorsque que nous nous mettons à jouer ensemble.

Jake – Parfois, je vais me mettre à jouer de la basse parce que je suis un bassiste à la base tandis qu’Ali joue de la guitare. J’aimerais plus composer au clavier parce que aucun d’entre nous ne sait vraiment en jouer. Je pourrais ainsi m’améliorer.

Ali – Nous enregistrons nos démos très rapidement, aussitôt qu’une idée émerge en fait. Nous n’enregistrons pas avec l’idée qu’il s’agira au final d’un morceau fini mais parfois juste parce qu’il s’agit d’une ligne de guitare ou des couches de synthétiseurs que nous réutiliserons par la suite. Les paroles arrivent toujours en dernier, jamais avant les mélodies. En fait, nous imaginons un charabia que nous gardons jusqu’au tout dernier moment. À tel point qu’il nous arrive parfois pendant un concert que ce soit cela qui sorte à la place des vraies paroles. (rires)

J’avais pourtant l’impression que vous aimiez expliquer sur les réseaux sociaux ce dont parlent vos chansons et donc qu’elles étaient très réfléchies. 

Ali – Si nos paroles sont écrites à la toute dernière minute, nous n’avons pas envie de balancer n’importe quoi pour autant. Même si parfois nous avons l’impression qu’il s’agit d’abord d’écrire et ensuite de deviner ce que signifient les mots. « Better Now » et « Rager » sont deux chansons assez intéressantes parce qu’au moment de les écrire, je finissais un cours de littérature post-apocalyptique qui m’a beaucoup influencé. La lecture de La Route de Cormac McCarthy a eu un énorme impact sur moi. Après, beaucoup de nos chansons viennent de nos expériences personnelles à l’instar de « Dream. Sleep. ». « L » évoque des amis qui se plaignent de leurs relations amoureuses, de la manière dont le monde fonctionne avec ces applications comme Tinder ou les rendez-vous en ligne, du bagage émotionnel que cela entraîne et de la difficulté à connaître l’autre. Cette chanson est vraiment une déclaration sur la manière dont les gens de notre génération subissent cette situation qui, sans être mauvaise dans l’absolu, finit par rendre dingue. Je crois aussi que nous essayons sincèrement de donner un sens aux paroles parce que… si quelqu’un me pose la question, je peux toujours répondre quelque chose! (rires)

Nous avons une grosse collection de pédales d’effets pour nos guitares. Jouer en live est très stressant mais aussi satisfaisant. Et les ingénieurs du son nous détestent.

Vous avez insisté sur la complexité des morceaux sur votre album. Ce n’est pas difficile de les retranscrire pour le live? 

Ali – C’est vraiment compliqué. Jake a commencé à décortiquer très tôt les morceaux pour comprendre ce qui pouvait être joué en live et les sons qui étaient trop compliqués à reproduire, ceux que nous devions récupérer de notre banque sonore afin d’équilibrer l’ensemble. Presque toutes les parties de guitare, de basse et de batterie sont jouées live. Notre batteur utilise un drum pad pour lancer des sons enregistrés au préalable et ça fonctionne vraiment bien.

Jake – Comme sur l’album, nous rajoutons des effets sur nos voix et nous avons une grosse collection de pédales d’effets pour nos guitares. Jouer en live est très stressant mais aussi satisfaisant. Et les ingénieurs du son nous détestent.

Quels sont vos projets lorsque la pandémie sera terminée?

Ali – Normalement, nous devions sortir What Happens After en Avril et partir en tournée en Amérique du Nord. La sortie de l’album est désormais repoussée à Juin. Nous voulons toujours tourner mais il s’agit désormais de savoir quand et comment. Notre objectif serait la rentrée mais les deux autres membres du groupe seront toujours en cours le semestre prochain. Nous espérons trouver une solution… Nous avons aussi évoqué le fait de tourner juste tous les deux. Notre set en duo est beaucoup plus calme, très différent de l’album.

Jake – Nous voulons aussi tourner en Europe un de ces jours, quand on aura assez d’argent…

Ali – J’aimerais sincèrement partir avec tout le groupe mais s’il faut aller en Europe à deux dans un premier temps, je le ferai. C’est d’ailleurs étrange car nous avons pas mal de retours de l’étranger au sujet de Laveda; plus en tous cas qu’avec notre projet précédent mais ce dernier était sans doute plus américain.

Le confinement vous aura permis d’écrire de nouveaux morceaux?

Jake – En effet, nous avons pas mal travaillé durant le confinement et je sens que mon esprit se focalise principalement sur le prochain disque. Mais c’est aussi parce que What Happens After est terminé depuis un petit moment pour nous. Notre problème, c’est de ne pas pouvoir tourner et le promouvoir tant que les gens restent chez eux. Nous attendons la fin du tunnel.

Photo de la page de garde par Zeno Pittarelli

Francois-Marc

Grand consommateur de Baby Carottes et de sorbets au yuzu, j'assume fièrement mon ultra dépendance au doux-amer, à l'électropop bancale et chétive, aux musiciens petits bras ainsi qu'aux formes épurées du grand Steve Ditko. A part cela? Il y avait péno sur Nilmar.