Just Handshakes : London Bound

News | publié le 05 Mar 2013 par | 1 013 vues

130305aProbable candidat au nom de groupe le moins aguicheur au monde, Just Handshakes et leurs têtes d'étudiants sortis d'une école d'art n'avaient à première vue rien pour nous faire vibrer l’hypophyse... A part le carrément joli minois de leur chanteuse Clara. C’était sans doute parce ce que c’était du coté de la nostalgie qu’il fallait chercher notre dose de bonheur auditif.

En activité depuis déjà 2008 et véritablement débuté à l’université sous le nom de Just Handshakes (We’re British), le groupe commença sous une forme plutôt twee pop, sortit un single intitulé "Falling Over Our Fear" chez les experts ibères d’Elefant Records avant de laisser tomber la moitié de son nom, de se laisser pousser quelques poils sur le torse et de poursuivre sa puberté chez Bleeding Gold Records (dont Dark Globe semble de plus en plus devenir le VRP non-officiel et francophone).

Leur dernier morceau, "London Bound", est une power pop lumineuse à la naïveté rafraîchissante, directement tombée d’un trou de ver avec les nineties pour origine : que ce soit la mélodie contagieuse, les riffs de guitare, le délicieux timbre de voix de la chanteuse (qui m’évoque je-ne-sais-plus-qui : peut-être Sarah Shannon de Velocity Girl en version british ou une Dolores O'Riordan avec plus de classe et sans les vocalises putassières) jusqu’à l’esthétique kaléidoscopique de la vidéo ; tout rappelle avec talent une époque où l’on savait encore porter débraillées les chemises à carreaux.

En face B du single, le remix de London Bound proposé par James Hare imagine une subtile electro low key et timidement joueuse pour accompagner seule la voix délicate de Clara avec un résultat paisiblement doux et rêveur.

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Posté par Francois-Marc

Grand consommateur de Baby Carottes et de sorbets au yuzu, j'assume fièrement mon ultra dépendance au doux-amer, à l'électropop bancale et chétive, aux musiciens petits bras ainsi qu'aux formes épurées du grand Steve Ditko. A part cela? Il y avait péno sur Nilmar.