Interview – Light Vibes

 

Sebastian Arnström actuellement en reprise d’études, les deux autres membres de Simian Ghost, Erik Klinga et Mathias Zachrisson ont enfin su trouver du temps pour se consacrer à leur projet parallèle, Light Vibes. Si le silence nous avait semblé particulièrement long depuis leur premier single, le classe et dégingandée « Wish We Had« , sorti voici déjà sept (!) ans, leur retour a des airs de cascades lumineuses aux couleurs contrastées et mattes. Construite sur de doux entre-chocs électroniques, « Following » est une gemme psychpop délicatement décalée à la fraicheur enthousiasmante et à l’équilibre harmonieux. Avant la sortie de leur premier EP, prévue le 20 Avril, rencontre avec les musiciens; entre créativité débridée et recherche obsessionelle de la singularité.

J’ai du mal à croire que cela fait sept ans que votre single « Wish We Had » est sorti. Pourquoi cela vous a pris aussi longtemps pour sortir votre premier EP? 

Produire les chansons qui sont sur le point de sortir nous a effectivement pris du temps; principalement parce que nous désirions développer et expérimenter avec les sonorités ainsi que trouver de nouvelles manières de créer de la musique et des éléments sonores. Notre objectif est de faire des pop-songs d’une manière différente, au moins pour nous.

Quelle est la plus grande différence entre le Light Vibes d’il y a sept ans et celui d’aujourd’hui? 

Nous n’avions pas le même savoir-faire en ce qui concerne le son et la production il y a quelques années mais des goûts similaires en terme d’esthétiques. Nous nous sommes depuis plongés dans l’univers des sonorités électroniques, dans les synthétiseurs, et avons essayé de trouver un équilibre avec des sonorités presque organiques.

Est-ce que les quatre morceaux du EP sont tout nouveaux ou d’anciens titres mis à jour pour l’occasion?

Sur le EP, il n’y a pas de morceau de la première époque de Light Vibes; celle contemporaine de « Wish We Had ». Nous avions d’ailleurs un album prêt à l’époque. Mais nous nous sommes rendus compte que nous voulions aller de l’avant avec du nouveau matériel, nous concentrer sur l’écriture de nouvelles chansons et capturer cette nouvelle orientation musicale que nous commencions à percevoir. C’est celle-ci qui est à la base du matériel qui sortira cette année.

Est-ce que « Following » est un bon exemple de l’atmosphère générale du EP?

« Following » représente bien notre musique mais nous essayons de ne pas nous arrêter sur une unique manière d’écrire des chansons, afin que toute notre musique reste intéressante à écouter et de différentes manières.

Y-a-t-il un thème général dans le EP? Celui de la maladie mentale a été évoqué pour « Following ».

Du point de vue des paroles, c’est une pièce du puzzle musical que nous sortirons cette année.

Un EP de quatre titres n’est pas suffisant. Qu’est-il arrivé au reste de votre répertoire et quand entendrons-nous le premier album de Light Vibes? 

Les quatre chansons du EP seront une première présentation de notre travail. Un vrai album sortira aussi cette année. Nous sommes très impatients de montrer la musique que nous avons fabriqué ces dernières années et heureux du résultat! Et parce que ce futur album est terminé, nous écrivons aussi de nouveaux morceaux en ce moment.

Au-delà de l’évidence (Sebastian Arnström qui ne fait pas partie de Light Vibes), en quoi est-il différent de travailler sur Simian Ghost ou Light Vibes? 

Sebastian a toujours partagé notre désir de créer de la pop music intéressante et c’est quelque chose que nous avons exploré en définissant le son et la personnalité de Simian Ghost de diverses manières durant ces dernières années. Mais, à moins de devenir schizophrène, il n’y a juste pas assez de place pour toute la créativité dans un unique projet musical. Et puis, nous avions déjà commencé à explorer et développer le son de Light Vibes en tant que duo avant de commencer à travailler avec Sebastian sur Simian Ghost.

En quoi faire partie de Simian Ghost pendant tant d’années vous a aidé pour écrire et produire vos nouveaux morceaux?

Nous avons toujours été extrêmement productifs avec Simian Ghost et chacun d’entre nous a développé des compétences de songwriters et producteurs. Nous avons aussi acquis beaucoup d’expérience pour les concerts. Donc évidemment, tout cela a influencé notre travail de musicien. Nous sommes vraiment reconnaissants pour tout ce que Simian Ghost nous a apporté, mais aussi envers toutes les personnes qui nous ont soutenu et ont aimé la musique que nous avons écrite ensemble.

Mathias vit à Stockholm tandis qu’Érik s’est installé à Umeå, au nord de la Suède. Comment arrivez-vous à travailler ensemble désormais?

Cela ne nous dérange pas tant que cela de vivre dans des villes différentes. En tous cas, cela ne nous empêche pas de continuer à nous envoyer 25 textos par jour. Et puis, cette éloignement ne devrait plus durer très longtemps.

Avez-vous défini des rôles bien précis pour chacun d’entre vous?

Lorsqu’il s’agit d’être créatifs, nous avons tous les deux très peur de nous enfermer dans des schémas répétitifs. De plus, chacun d’entre nous sait utiliser l’ensemble des l’instruments à notre disposition. Ce qui fait que la tentation de déterminer un rôle pour chacun disparaît assez rapidement. Cette polyvalence est d’ailleurs aussi ce qui sous tend la dynamique de Light Vibes.

Est-ce qu’une tournée européenne est prévue pour bientôt? 

Nous sommes impatients de présenter nos nouvelles chansons à autant de personnes que possible. Donc oui, il y aura une tournée mais malheureusement, rien dont nous pouvons parler pour le moment.

Dernière question: vous avez oublié une serviette dans mon appartement il y a trois ans. Quand est-ce que vous pensez venir la récupérer ? 

On espère bien passer bientôt en France! Cette serviette me manque tellement. J’imagine qu’elle a fini de sécher désormais.

Francois-Marc

Grand consommateur de Baby Carottes et de sorbets au yuzu, j'assume fièrement mon ultra dépendance au doux-amer, à l'électropop bancale et chétive, aux musiciens petits bras ainsi qu'aux formes épurées du grand Steve Ditko. A part cela? Il y avait péno sur Nilmar.