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Live Reports

The Boo Radleys + By the Bay / Smac Paloma ( Nîmes) / 13 février 2026

Photos et vidéos Dark Globe.fr

La salle club de la Smac Paloma est comble. Soirée sold out pour cette date dans le Sud des vétérans shoegaze/brit pop de The Boo Radleys, vus une première fois en 1995, autant dire il y a une éternité, au Rockstore de Montpellier. Les musiciens étaient alors bien moins souriants qu’aujourd’hui, plutôt bougons et revêches, a contrario des quinquas avancés de 2026 qui prennent un plaisir visible à vivre une tournée française débutée à l’automne 2025.

Depuis cette première rencontre il y a 30 ans avec The Boo Radleys, la configuration du groupe a changé et de l’eau a coulé sous les ponts de la Mersey… Ceci pour dire aussi que les styles musicaux ont connu des vagues différentes et qu’il est peut-être désuet ou purement nostalgique de se retrouver ici, par un soir pluvieux de février….Sans Martin Carr , compositeur clef des premiers lp, mais toujours avec Sice Rowbottom à la guitare et au chant, le groupe a t- il gardé toute sa superbe ? Dans la position de front man, Sice a conservé sa voix haut perchée tout en affichant une bonhommie et une physionomie qui l’éloignent des référents habituels de ce genre d’exposition publique, plus émaciés, plus introvertis, enfin plus tour… Son abdomen c’est un peu arrondi sous un costume noir ouvert, aux bas de pantalon qui plissent. L’ homme plaisante sur la paire de baskets qu’il porte et nous montre, l’estime aussi anachronique que finalement à son goût. Tout le monde sourit. Car qu’importe le look! On ne vient pas voir des teenagers, chacun le sait, et la moyenne d’âge du public tourne davantage autour de la cinquantaine qu’elle ne lorgne vers de plus jeunes décennies.

The Boo Radleys, honnêtement, je les ai souvent perçus, passée leur heure de gloire, comme des challengers malchanceux des 90’s anglaises et, rapidement ( trop), je les avais imaginés comme « finis ». Je me trompais. Tout d’abord parce qu’ils ont continué à enregistrer des disques très honnêtes après le succès de Wake up Boo! Les deux derniers opus des années 2020 tiennent bien sur la platine et In Spite of Everything , attendu pour mai, partiellement dévoilé avec un premier single extrait « Living is easy », ne sonne ni daté ni nostalgique d’un temps. Comme quoi, le rock n’a plus d’âge de nos jours et il n’y a ( peut-être) plus d’âge pour faire du rock…

La set list du concert gardois, qui suit celui de Béthune la veille, est composée de titres de toutes les périodes du groupe. Sice l’annonce au micro, souriant, après une entrée en scène scénarisée avec bande son un peu solennelle qui fonctionne bien . Le groupe attaque par « Come On Kids », puis « Up On 9th and Fairchild ». On attend « Wake up Boo! » et on est conquis. Entrée d’un musicien additionnel aux cuivres qui rend l’ensemble encore plus joyeux. « Ride the Tiger » est archi convaincant. A ce stade je me dis que la formation s’est bonifiée en live. The Boo Radleys jouent bien et font passer ce qu’ils ont à nous dire désormais. « What’s in a box » et « Wish I was Skinny » sont toniques pour le premier et pop liverpuldienne à gimmick pour le second.

Tim Brown à la basse a un jeu qui oscille entre Mani des Stones Roses et Hooky de New Order. On se plaît à l’écouter tout particulièrement. Couplé à la batterie de Rob Cieka, il pose une assise rythmique mais aussi melodique, colorée par la trompette et les chorus de lead de guitare qui – petit bémol – perceront mieux quand le groupe ( jouant directement sur la sono) utilisera une Gibson ES plutôt que la Fender Stratocaster. Mais je ne vais pas pinailler.

Un très bon set de 15 titres , sans rappel ( décision du groupe), enthousiasmant et d’un certain classicisme 90’s renouvelé. Sans prise de tête non plus…

Première partie assurée efficacement, avec beaucoup d’intelligence musicale ( et de savoir faire) par les montpelliérains de By the Bay qu’on découvre. On reconnait dans la formation des membres de formations régionales qui ont fait leur preuve, comme Rinocérose. Là aussi, nous n’avons pas à faire avec des débutants ou ( plus cocasse) de jeunes aspirants au titre de champions du rock indé made in Occitanie. On ne les perd pas de vue et nous préparons une interview.

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