1 – Dr. Feelgood – BOF – Oil City Confidential
Les Doctor Feelgood de la grande époque ( 1975 à 1979) étaient menaçants, le cheveu gras et le smoking de Lee Brilleaux parsemé de taches douteuses. Les quatre de Canvey Island ( Thames Delta) ont influencé plus d’un groupe punk et post punk, des Pistols aux Clash en passant par The Jam . Ils méritaient bien un documentaire en leur honneur! Après The Filth and the Fury consacré aux Sex Pistols en 2000 , puis The Future is Unwritten sur Joe Strummer en 2007, le réalisateur Julian Temple s’était attaqué au cas du bon Docteur pub rock en 2009.
Oil City Confidential , mené tambour battant, utilise la musique du groupe de Canvey Island ( composée par Wilko Johnson qu’on regrette chez Dark Globe!) , pour dépeindre un microcosme social, culturel et assez local – ! – qui fût celui de Lee Brilleaux, Big Figure, Sparko et Wilko à la fin des années 1970. Le documentaire est édifiant et historique ( on est fans!) . Il a été diffusé pour la première fois en Angleterre et en Irlande en Octobre 2009, avant de se convertir au format DVD.
Pour le Disquaire Day 2026, Warner sort la BOF en double vinyle . Incontournable. « Punk avant le punk »
Tracklisting: Face A 1. Going Back Home (Live) 2. (Get Your Kicks On) Rout 66 (Live) 3. Roxette
4. Cheque Book 5. I Can Tell 6. She Does It Right (Live)
Face B 7. Twenty Yards Behind (Live) 8. Johnny Kidd & The Pirates – Shakin’ All Over 9. I Don’t Mind (Live)
10. All Through The City (Live) 11. The Paramounts – Poison Ivy 12.You Shouldn’t Call The Doctor (If You Can’t Afford The Bills)
Face C 13. I’m A Hog For You Baby (Live) 14. Keep It Out Of Sight (Live) 15. Johnny Kidd & The Pirates – A Shot Of Rhythm And Blues16.I’m A Man (Live) 17. Back In The Light (Live)
Face D 18. Riot In Cell Black Number Nine (Live) 19. Time And The Devil 20. Sneakin’ Suspicion
21. Paradise 22. Lucky Seven 23. Milk And Alcohol
2 – Forever Pavot – La Boom/Tintin
Melchior / Forever Pavot revisite deux titres parmi les standards ( plus ou moins pop ou kitsch!) qui ont marqué l’adolescence ou l’enfance de beaucoup. On se régale d’écouter les adaptations d’Emile Sornin, leader allumé d’un groupe qui s’en donne à cœur joie pour faire « du neuf avec du vieux« ! C’est pop et prog, surréaliste comme on y est habitué avec la formation française signée chez Born Bad Records.
La Boom/ Tintin est en tirage limité à 300 exemplaires, le single réarrangeant on l’a compris, le générique du dessin animé Tintin et celui du film super nunuche La Boom… L’objet, dans une pochette colorée très illustrée, est une curiosité collector entre disco cheap et électro bricolée.
C’est super réussi , léger et entrainant. Un moment de bonne humeur ne fait pas de mal…
3 – Grateful Dead – Boston Music Hall, Boston, MA 6/11/76
Là je reviens dans le registre historique sérieux et vers l’objet de poids ! Le rock psyché et californien du Grateful Dead est une collection de morceaux de bravoure à n’en plus finir. On aime ou pas, mais on doit admettre que le groupe actif de 1965 à 1995, fût d’une taille pas vraiment banale .
Pour le Disquaire Day du 18 avril, on pourra obtenir une belle édition du concert enregistré à Boston en juin 1976 et qui fit date dans la carrière des freaks sous acide menés par Jerry Garcia ( tous de l’autre côté aujourd’hui). On retrouve sur la track list des raretés anciennes (« Candyman », « Eyes Of The World », « Tennessee Jed ») pas fréquemment jouées par le Dead. Des titres de la période mid seventies (« Might As Well », « Lazy Lightning », « Supplication », « Samson and Delilah »), et des classiques ré arrangés.
L’édition ne compte pas moins de 10 faces , certaines occupées par un seul titre. De quoi se plonger dans l’ambiance d’une époque et d’un style musical.

Tracklisting Face A 1. Might As Well 2. Mama Tried 3. Tennessee Jed 4. Cassidy
Face B 1. Candy Man 2. Big River
Face C 1. Scarlet Begonias 2. Looks Like Rain
Face D 1. It Must Have Been The Roses 2. Lazy Lightning 3. Supplication
Face E 1. Brown-Eyed Women 2. Promised Land
Face F 1. St. Stephen 2. Dancing In The Street
Face G 1. The Music Never Stopped 2. Ship Of Fools 3. Samson and Delilah
Face H 1. Sugaree
Face I 1. Sugar Magnolia 2. Eyes Of The World
Face J 1. Stella Blue 2. Sunshine Daydream 3. Johnny B. Goode
4 – Jeff Buckley – Live A L’Olympia
En pleine vague Brit Pop des années 1990, un guitariste américain qui avait la grâce sous les doigts, nous fit vibrer. Il s’agit de Jeff Buckley, bien sûr, au destin aussi tragique que celui de son père Tim Buckley… Quand ça veut pas, ça veut pas, mais quelle idée aussi de plonger dans le Mississippi avec des bottes aux pieds?
L’album live qui sera disponible le 18/04, veut immortaliser le talent de Buckley et son groupe. Les titres ont été enregistrés lors de deux soirées les 6 et 7 juillet 1995, sur la scène mythique de l’Olympia parisien. A ce moment là Jeff est en tournée européenne, accompagnant la sortie de l’ album Grace qui reçut le succès public que l’on sait. Buckley interprète cet album cultissime et la salle, qu’on entend applaudir, est surexcitée par sa prestation.
L’acmé du set est probablement lors des deux hits « Lover, You Should Have Come Over » et « Hallelujah ». Buckley joue aussi des reprises choisies selon ses envies apparemment hétéroclytes. On a droit à « Kick Out The Jams » des MC5, une imitation adaptation de riffs de Led Zeppelin (« Kashmir ») , et des chansons de Nina Simone et Piaf assez surprenantes. On découvre en bonus un duo entre Buckley et Alim Qasimov, capté lors d’un festival de musique sacrée de la même année.
Publié une première fois en 2001, ce live est réédité en double vinyle, en exclusivité à l’occasion du Disquaire Day.
Tracklisting:
Face A 1. Lover, You Should’ve Come Over 2. Dream Brother
Face B 1. Eternal Life 2. Kick Out the Jams 3. Lilac Wine
Face C 1. Grace 2. That’s All I Ask 3. Kashmir (Parodie de Led Zeppelin) 4. Je ne connais pas la fin
Face D1. Hallelujah 2. What Will You Say (en direct du Classic Festival)
5 – Joe Strummer & The Mescaleros – Global a Go Go
Bel objet ! Voici une réédition limitée double LP couleur splatter, qui arrive à point nommé pour le 25ème anniversaire du second album de Joe Strummer & The Mescaleros, alors en pleine période rock alternatif, vingt ans après la fin de The Clash.
En 2001, à la sortie de l’album, Strummer a 49 ans. Nous sommes tout juste un an avant sa mort prématurée en 2002 (en raison d’une malformation cardiaque ignorée), et il s’essaie avec son groupe dans un domaine entre acoustique et musiques ethniques. Le multi culturalisme de Londres l’influence sans doute ( il était déjà présent avec The Clash), mais le song writer mène les choses un peu plus loin. « Mondo Bongo », « Johnny Appleseed » et « Bhindi Bhagee » en sont les bons exemples que l’on trouve sur cet album.
Les instruments acoustiques sont très présents, en particulier sur la reprise d’un traditionnel irlandais, « Minstrel Boy » ( Le ménestrel), instrumental qui dure 18 minutes. Les thèmes abordés sont toujours sociaux et politiques, ce qui restera une signature de Strummer, rocker engagé, progressiste et homme de gauche aux fortes convictions.
A sa sortie le disque fût à la fois positivement accueilli par la critique musicale et par le public. Il est une d’une certaine façon un testament musical et artistique de l’ex front man du Clash, supérieur à Rock Art and the X-Ray Style qui le précéda.

Tous ces albums seront disponibles le 18 avril chez les disquaires indépendants. A Ajaccio, pour notre lectorat corse, chez Vibrations rue Fesch évidemment!
Image mise en avant (c) Forever Pavot

On me dit illustre ! Dernier disquaire corse ajaccien et animateur radio de Frequenza Nostra ! Depuis 37 ans je tiens » Vibrations » rue Fesch, rendez vous des amoureux de la musique. Je mange, je respire, je cours, je dors en musique. Rejoindre Dark Globe est un plaisir.