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Disquaire Day , une sélection prog, swamp blues et dub

D’autres nouvelles du « monde merveilleux » du disque collector ? Ok! Alors The Disquaire Day 2026 c’est le samedi 18 avril ! Pas avant c’est trop tôt, et certainement pas après ce sera trop tard.

Le Disquaire Day est l’occasion de trouver des rééditions, des raretés, des remasterisations de disques indés ou pas, mais tous dans des tirages limités, numérotés, collectors. Aujourd’hui le disquaire en moi ne peut résister à l’envie de vous en présenter quatre nouveaux, dans des genres différents de ma première sélection indie, ciblant cette fois la décennie 1970 qui fût si riche en évènements et en créativité pour la musique rock.

1  – Bruford Feels Good To Me

Re voici le premier lp solo studio du batteur de « prog rock » Bill Bruford, qu’on a entendu avec Yes, King Crimson et Genesis. Intitulé Feels Good to Me , le disque est sorti en 1978, haute période du prog qui domine les charts juste avant la vague new wave issue du punk. Brudford c’est le musicien qui ne joue pas avec n’importe qui. Sur son album on trouve donc des pointures, des légendes du rock progressif : le guitariste Allan Holdsworth, le bassiste Jeff Berlin et le claviériste Dave Stewart. Des noms un peu moins célèbres en 2026 , mais parmi ceux qui firent les grandes heures du style musical. All About Jazz, à l’époque, qualifia  l’album « d’enregistrement majeur » , dans lequel on entendait « l’alchimie exceptionnelle entre les membres du noyau dur ». C’est absolument vrai. Si vous aimez ce style ou bien que vous souhaitiez le découvrir dans sa splendeur , je vous conseille l’album.

2  – Buddy Guy Sweet Tea

Voici un disque totalement inédit, en plus d’être un bel objet. Ce vinyle cristal  sort pour les 25 ans d’un des enregistrements comptant dans les classiques du blues du Sud des Etats Unis. Buddy Guy, âgé de 89 ans cette année,  y joue  des jams inspirées et qui mettent le feu. On entend des reprises de swamp blues d’une rare intensité, interprétées par un des derniers géants de la guitare blues. Le disque est une sorte d’hommage au guitariste noir américain et la collection de titres proposés en fait un incontournable.

3  – Carl Harvey Ecstasy Of Mankind

Guitariste et producteur né en Jamaïque en 1958, Carl Harvey s’est installé au Canada ce qui ne l’a pas empêché de vouer sa carrière aux styles reggae , dub, funk et soul. On le connaît pour avoir participé à de nombreux enregistrements de groupes issus de ces styles musicaux, et pour avoir été membre de Toots & The Maytals.

Ecstasy Of Mankind  a été enregistré à la fin des seventies et c’est une référence de reggae et de dub. Le disque vaut surtout pour les improvisations sur des thèmes classiques où la guitare reggae /dub de Harvey fait merveille. A ses côtés on trouve  Sly & Robbie, Jackie Mittoo, Lloyd Par.

L’album est longtemps resté  plus ou moins  mal crédité, difficilement trouvable ou avec de fausses indications.  En 1994, il a même été publié sous un autre nom  et attribué, totalement par erreur, à Lee “Scratch” Perry.

4 – Blonde on BlondeRebirth

On reste toujours dans les années 1970 , cette fois à leur début. En 1970, Rebirth est le deuxième (et le plus réussi) des trois albums studio du groupe britannique de rock progressif Blonde on Blonde, nom peut-être inspiré par le double lp de Bob Dylan ? En tout cas il ne sonne pas du tout folk/rock , mais se remarque  par un son rock très britannique.  

Le groupe est , à ce moment de sa carrière, relativement ambitieux et cherche à taper fort . Le disque est très cohérent, avec de l’ambition musicale, ce qui le rend supérieur au premier album Contrasts. Stylistiquement c’est un mélange de rock progressif, très mélodique avec des morceaux plus heavy. Le groupe a changé de personnel et on entend  un nouveau chanteur, Dave Thomas, dont la voix est rock, plus affirmée.

On peut parfois avec l’impression de frôler un peu l’épique ou le grandiloquent, avec  les titres phares  « Colour Questions » et « Castles In The Sky » qui sonnent comme The Moody Blues.  C’est le risque relatif du genre… Mais Blonde on Blonde sont l’incarnation de beaucoup de vibrations de l’époque, fin 1960 début 1970 . Le témoignage d’une scène qui recherchait la créativité , l’expérimentation sonore et  qui s’avançait dans le domaine d’explorations artistiques à la mode rock .

Image mise en avant « Ecstasy of Mankind » réédition 2026 (c) label RSD

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