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DisquesInsight

Rock and Roll can’t never die? Deep Purple / Rolling Stones / Paul McCartney

Une séance discographique de rattrapage s’impose . Pour deux « vieux » groupes et un artiste solo, pas du tout indies, qui ont sorti ces derniers mois trois albums dont j’aurais déjà dû vous parler… Les vieux ne se rendent pas ! Ils ont raison et, en plus, ils donnent encore de belles leçons de zik – à mon point de vue de disquaire et d’amateur de rock tous azimuts… Est-ce qu’ils disent m…., à la jeune génération ? NAN! Je déconne, ils vous disent : merci ( au contraire).

Merci, parce que c’est tout de même grâce à nous tous et toutes qu’ils ont encore envie de faire de la musique et de sortir de sacrément bons albums. Alors cette triplette gagnante de 2026 n’est peut-être pas encore bonne pour rejoindre la maison de retraite! J’ai nommé Deep Purple, Rolling Stones et Paul McCartney.

Vous allez vous dire mais pourquoi André a t-il besoin de nous parler dans Dark Globe de ces vieilles branches ? Je vous réponds encore parce qu’ils font de la bonne musique, dans laquelle il y a des choses à trouver et des choses à garder en mémoire. McCartney avait cette phrase : « Quand je fais des chansons, j’espère qu’elles seront mémorables« . Gagné.

J’ai écouté les trois albums et je n’y connais rien si ces musiciens n’ont pas pris du plaisir en les enregistrant? La chose est sûre et c’est tant mieux. Parce qu’ils nous en donnent aussi. Merci pour mes oreilles, c’était de la régalade!

Deep Purple / Splat!

LP sorti le 3 juillet 2026. Je jette un œil à la discographie et c’est quand même leur 24 ème album, ah ouais! Quand même. On est loin de Machine Head qui fût un sommet du hard en son temps et reste dans les meilleurs disques de tous les temps, mais le temps n’empêche rien.

Pour faire simple : guitares rugissantes, orgue Hammond et rythmique implacable. Voilà la formule qui gagne chez DP…Produit une énième fois par Bob Ezrin, le disque se situe d’emblée dans les grandes heures du band.

Gillan assure encore et Simon McBride s’intègre parfaitement au trio historique formé par Gillan, Roger Glover et Ian Paice. L’enregistrement qui sonne live est le résultat d’un travail de studio où tout est fait avec tous les membres présents et jouant ensemble. La dynamique DP est ici à plein régime.

The Rolling Stones / Foreign Tongues

Soixante ans après leurs débuts, retour des gars de Bradford. Là aussi ça assure. Est-ce que ça calme? Il faut voir. Mais les Stones reviennent en grande forme, ils sont là et s’amusent un peu de leurs propres tics sans jouer leur revival… Certains diront, ok mais bon c’est du Stones, il n’y a rien de neuf. Mais oui, coco ,c’est du Stones et c’est ce que l’on aime entendre d’eux. Dans le cas contraire, passez votre chemin, naturellement…

Ce 25e album studio est produit par Andrew Watt. Son originalité est qu’il mélange blues, rock and roll et sonorités plus contemporaines. Des thèmes actuels sont abordés dans les textes de Jagger. A savoir les inquiétudes et les dérives de notre monde. Il pourrait s’en désintéresser, et bien ce n’est pas le cas.

Question guests, l’album accueille plusieurs invités prestigieux, dont Paul McCartney à la basse, Steve Winwood et Robert Smith ( à la guitare sur un titre). Comme quoi, il est possible que les générations se retrouvent.

Bien sur l’absence de Charlie Watts est palpable sur quelques morceaux . Ce qui nous plonge un peu dans la nostalgie d’une époque. La mémoire du batteur de jazz venu au métronomique reste, d’autant que des titres tel « Beautiful Delilah » nous replongent dans les sixties. Mais la vie continue, les Stones aussi. Voilà ce qu’il faut retenir et qui est une des leçons à tirer de ce disque, comme de toute ma chronique…

A noter, deux belles reprises : une d’Amy Winehouse et une de Chuck Berry. On fait un grand écart en terme de temporalité. C’est malin et même judicieux.

Les stones roulent, ils ont fait le plein de super. Long live rock and roll.

Paul McCartney / The Boys of Dungeon Lane

Après plus de cinq ans d’attente le nouvel album de Paul Mc Cartney , 84 ans et toujours un des meilleurs auteurs compositeurs pop depuis les années 1960, est arrivé dans les bacs. Il s’intitule The Boys of Dungeon Lane.

Avec un titre pareil on pouvait s’en douter, ce disque nous plonge dans l’ enfance de McCartney à Liverpool, bien avant la gloire, les Beatles et la Beatlemania.

Musicalement il y a beaucoup de tendances à l’intérieur de cet album. C’est du rock façon Wings, avec des harmonies héritées des Beatles et des ballades délicates comme l’homme sait en faire. Si vous avez aimé le travail de l’alter ego de Lennon, vous serez ravi.

Paul joue lui-même une grande partie des instruments, apprend on en lisant les notes de pochette. On retrouve, en conséquence, l’esprit artisanal de son tout premier album solo, le sobrement nommé McCartney en 1970. Ce qui est un retour en arrière de plus de cinquante ans, ok, mais pointe ce qu’il y a d’intemporel chez cet artiste. McCartney est avec nous, bien présent.

Traversé de mélancolie, d’élégance et de tendresse, l’album montre l’homme en lui-même. Empreint d’humanisme le disque est très mélodique ( on pouvait s’y attendre), avec une forme de simplicité  qui lui donne l’une de ses grandes forces. Les souvenirs de l’enfance lointaine du jeune Paul, sont devenus ici des chansons intemporelles.

Petite précision personnelle : A la 1ere écoute je n’étais pas totalement convaincu par ce que j’avais entendu. Il n’y a pas chez McCartney l’immédiateté des Stones et encore moins celle de Deep Purple. Vous serez moins entraîné dans le groove , selon votre tempérament… Puis j’ai voulu approfondir l’écoute de cet album, ce qui pourrait être aussi le cas pour vous. En conclusion ? J’ai bien fait.

Ces stars du rock, chacun à leur façon, ont sorti un très bon album . Je me porte garant du plaisir que vous éprouverez à leur écoute bien installé dans votre salon. En live ? Je pourrais avoir un petit doute… Ce qui voudrait dire que le rock and roll est une musique de jeunes gens et qu’elle n’est pas celle des seniors … Ce n’est pas faux mais ce n’est pas vrai. Parce que le rock and roll et ses sous genres font un ensemble : une musique faite pour être enregistrée. Et là, nous sommes bons. Il ne faut pas bouder son plaisir d’auditeur ou d’auditrice et savoir reconnaitre que les années qui passent ne créent pas forcément des has been… Un style n’efface pas l’autre.

Par ailleurs, si vous lisez bien le titre de ma chronique, vous avez traduit que le Rock and Roll ne peut pas mourir! Ce qui était ce que je voulais assez directement démontrer par cette sélection!

Image mise en avant, adaptation (c) page FB « Rock n Roll Never Dies »

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