Electric Comédie c’est un groupe de rock , ancré dans la vie culturelle sétoise depuis quelques temps. C’est , aujourd’hui ,un nouvel album au format vénéré du vinyle. Ça rocke côté guitares, ça scande côté chant, dans une ambiance déjantée (textes à déguster), pour une comédie bien électrique.
Avec le producteur local Guillaume Brugvin aux commandes, associé aux 3 acolytes Julien Courbassier (guitare lead) , Perla Crystal (basse, chant , autoharpe) et Fred Maggesi (batterie et percus) dans la plus parfaite configuration garage rock, l’album « Cannibal » sortira le 11 septembre 2026 chez Free Monkey Records, diffusé aux formats galette noire ainsi que sur les plateformes.
L’ambiance est posée dès la pochette, comme un premier clin d’œil à nos émotions passées. Un visuel qui vaut le détour, avec son graphisme vintage style Comic book US années 50. Bien gore.
Ce contenant ne survend pas le contenu : une musique carnassière, qui n’ aurait pas déparé fût un temps chez Boucherie Productions ! L’équilibre, entre chant plutôt furieux , inventifs arrangements et parties instrumentales, est plutôt réussi. Au fil des 9 titres au format très court estampillés sixties, on se laisse embarquer dans des histoires contées à la Gainsbourg ou à la Bashung. On a aussi une pensée émue vers Arno (sans l’accent) et on note une référence plus récente, à des Liminanas en mode énervés. « Le Bouillon » ou « Le Couloir de La Muerte » donnent le ton de l’album, « Vélomoteur » coupe court, « A l’Epoque » nous posent sur un rythme lancinant qui s’étale sur 3 minutes 30. La face B nous gratifie d’un magnifique « Garde Du Cœur », avec son passage en anglais et s’achève sur « Traviata », lorgnant vers la grande musique (délicieux second degré), et on pourrait même se surprendre à danser à l’insu de son plein gré!
Si le style général s’assume vintage, l’album dénote dans l’univers musical actuel. Entre de très courtes fulgurances prog/rock (oui je sais, c’est antinomique) et guitares qui fusent et textes qui rusent le groupe balance. Avec Electric Comédie, le garage rock s’enrichit d’une facette théâtrale bienvenue, comme un clin d’œil très appuyé à la liberté.
La surprenante scène artistique de Sète, marquée du sceau pictural de la Figuration Libre, démontre avec ce Cannibal que le rock local n’a pas faibli d’un pouce. D’ailleurs, le groupe nous donne rendez-vous sur la célèbre scène du Théâtre de la Mer le 11 septembre 2026, jour de sortie du disque, et à l’occasion de la deuxième édition du festival de rock Là ! Sétois !
Je vous conseille évidemment d’y aller ou , a minima, de jeter une oreille sur cet album, voire de le dévorer en cannibale…
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