Gregor Samsa / Rest

Disques | publié le 01 Avr 2008 par | 520 vues

080401aChampagne!!! Historique - cet album est le premier disque promo que je reçois "personnellement" de la part d'un label. Mon labeur à coucher des tartines de chroniques commence peut être enfin à porter ses fruits?! En tout cas, bien leur en a pris, chez Own Records. Parce que même si je connaissais déjà la qualité de leur ligne directrice (Uzi & Ari, 31 Knots...) ce nouvel album des New-Yorkais de Gregor Samsa qu'ils nous proposent est une grande bouffée d'air frais. Et pour ses auteurs, un bel exercice de succession...

Car dès les premières écoutes c'est ce qui saisit: depuis 55:12 - leur précédent opus - le groupe, sous la houlette de Champ Bennett, a réussi à prolonger avec brio l'exploration de ses paysages blancs et éthérés, en affinant sa méthode, et à parfaire son instrumentation en la mettant plus encore au service des ambiances.

Chez Gregor Samsa, le tempo reste toujours assez lent, prenant tout le temps nécessaire à l'installation sereine et apaisée de chaque morceau: mais cherchant davantage à instaurer une sorte d'apesanteur confortable, les envolées épiques à la Young and old font ici place à plus de retenue et de subtilité. Les guitares se font discrètes, souvent reléguées au second plan pour distiller des nappes sonores (à l'image de l'interlude ambient Company, ou de Du Meine Leise) alors que le piano, les claviers et le violon assurent les parties mélodiques, parfois secondés par un glockenspiel bien présent (comme sur The Adolescent ou Rendered Yards). C'est sur cette douce mélancolie que l'accent est clairement mis, et les parties vocales presques murmurées de Bennett et Nikki King viennent l'appuyer à merveille.

L'écriture des compositions a intégralement conservé sa beauté; Rest, comme si son titre suggérait parfaitement l'état d'esprit dans lequel il nous plonge, provoque ces frissons, ce genre de sensations agréables que l'on peut ressentir lorsqu'on se trouve encore (ou déjà) entre le sommeil et l'éveil; La douce caresse de Pseudonyms et sa fin sublime au piano, le minimalisme charmant de Ain Leuh, sont autant d'instant magiques qui rappellent que la musique se fait et s'écoute d'abord avec le coeur. Un album qui leur promet (ainsi qu'à nous!) de beaux moments à vivre sur scène...

En écoute: "Pseudonyms"

[audio:http://darkglobe.free.fr/public/music/GregorSamsa_Pseudonyms.mp3]
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Posté par Lionel

cultive ici son addiction à la musique (dans un spectre assez vaste allant de la noise au post-hardcore, en passant par l'ambient, la cold-wave, l'indie pop et les musiques expérimentales et improvisées) ainsi qu'au web et aux nouvelles technologies, également intéressé par le cinéma et la photographie (on ne peut pas tout faire). Guitariste & shoegazer à ses heures perdues (ou ce qu'il en reste).