Piano Magic + Klima + Room31 – Sonic (Lyon), 06/12/07

Live | publié le 09 Déc 2007 par | 656 vues

Depuis qu'on a joué avec eux à Grenoble, et à Lyon (la marquise) il y a deux ans, il faut dire qu'on entretient avec Piano Magic, les autres de FTCF et moi, un rapport particulier dans lequel se mêlent amitié lointaine mais présente, et aussi une certaine nostalgie - du moins dans mon cas - puisque les deux jours qu'on avait passés avec eux restent associés dans ma mémoire comme mes premiers pas avec mon groupe. quand Glen m'a demandé de l'aide pour un éventuel concert à Lyon, les choses se sont presque déroulées naturellement. Je n'ai pas la prétention de me croire organisateur de concerts, mais grâce à l'aide précieuse d'Yves (Room31), de Nath, et surtout du Sonic (occasion de plus de souligner sa nécessité dans une ville comme la nôtre) nous avons pu offrir aux Lyonnais ce très joli plateau puisque Klima, le projet d'Angèle David-Guillou était aussi de la partie. Tu comprends que ce billet n'est pas un live report comme les autres, ça tient plus de l'affectif qu'autre chose. Un mot aussi pour Arnaud, qui ne pouvait pas être là et dont la présence m'a manquée ce soir-là... J'espère que ce mince compte-rendu palliera un peu au manque.

Du fin fond de la salle, depuis le petit bureau derrière lequel je tiens les entrées, j'écoute d'une oreille le concert de Room 31. Je n'en profiterai pas assez pour pouvoir en parler objectivement... Mais le public est attentif... Ce qui est bon signe. Puis Nath prend mon relais pour les premières note de Klima. Fluorescent Stars se propage dans le silence de la péniche, et déjà le public est conquis par la voix d'Angèle. Regards admiratifs de certains, alors que d'autres ferment simplement les yeux pour apprécier pleinement la douce mélancolie des chansons. Jérome Tcherneyan (batterie) est debout, jouant sur un kit réduit - caisse claire, cymbale, drum pad, et pédale de kick électronique. Jeu surprenant et tout en contraste avec celui de Piano Magic - chez qui il officie également derrière les fûts. A droite de la scène un autre guitariste vient étoffer les mélodies fines et intimistes qui s'envolent par moments vers des atmosphères plus brumeuses, lorgnant presque vers celles de son successeur du jour. Aucun doute, la complicité musicale des deux projets, et leur proximité ne sont plus à mettre en doute. Leur talent respectif non plus.

Après un long intermède, de quoi redescendre un peu sur terre, Glen Johnson et sa troupe montent sur scène. La batterie, tribale, sombre, et la basse funambule entament les premières mesures de No Closure. Les paroles murmurées de Johnson et les lignes de guitares de Franck Alba, cristallines, épurées, plongent d'emblée le sonic sous la mélancolie brumeuse que le groupe sait si bien tisser... Saint Marie suivra, avec son envolée rythmique. Ponctuant le set de quelques interventions souriantes, et légères, histoire de détendre l'atmosphère (il nous dira en ouverture d'un des titres, qui lui est dédiée, que la ville de Londres est la plus belle... dans tout Londres), gratifiant le public d'un humour anglais typique, la bonhommie du chanteur contraste pourtant avec la noirceur de son univers. D'ambiances éthérées, revisitant les titres de Disaffected (version très émouvantes de The Nostalgist et de Love and Music) et des anciens albums (Music won't save you from anything et sa partie de "handclap"), qui n'ont pas été oubliées au profit de ceux de Part Monster (The king cannot be found, The last engineer). Puis sans quitter la scène, prétextant le manque de place, le groupe jouera son encore, rejoint par Angèle pour Disaffected avant de cloturer avec une version apocalyptique de Password.

Le seul regret de cette soirée, en ce qui me concerne, aura été le public peu affluent (55 personnes). J'avais pensé que Piano Magic motiverait plus les foules. Cela dit les public a su manifester sa présence et son contentement à merveille, et je sais de l'aveu des groupes que le concert a été un moment vraiment jouissif pour eux aussi. En attendant la prochaine visite de Piano Magic à Lyon, il nous restera le bon souvenir d'un 6 décembre...

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Posté par Lionel

cultive ici son addiction à la musique (dans un spectre assez vaste allant de la noise au post-hardcore, en passant par l'ambient, la cold-wave, l'indie pop et les musiques expérimentales et improvisées) ainsi qu'au web et aux nouvelles technologies, également intéressé par le cinéma et la photographie (on ne peut pas tout faire). Guitariste & shoegazer à ses heures perdues (ou ce qu'il en reste).