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Insight

1976 & 1977, les deux étés du punk.

L’explosion punk a 50 ans… 1976 est désormais une période lointaine, qui fait partie de l’histoire du rock comme d’autres moments qui l’ont marquée . La déferlante punk s’est éloignée mais quels sont les caractères objectifs qui ont fait sa spécificité?

Faire maintenant, Do it Now !

Le mouvement ( composite d’individualités plus que mouvance unique ) fût radical à ses débuts. 1976 et 1977 sont une période clef. Un cri et une geste épique, rompant avec ce que le rock était devenu, dominé à la fin de la décennie 70 par des méga groupes stars ( The Who, Pink Floyd, Led Zep…) de moins en moins intéressants. Le concept punk, si tant est qu’il y en eut un véritable, était « faire »et « faire vite & maintenant ». Un passage à l’acte avec un grand coup de balai qui paraissait nécessaire ( « Destroy ») à toute une cohorte d’apprentis musiciens de 20 ans . Agir par soi-même, être soi, sans concessions, fût central dans l’attitude originelle punk. Le fameux « Do It Yourself » , qui n’empêcha pas moulte groupes de rejoindre des majors de l’industrie du disque tant décriée ,(parfois dès le premier lp) , en est une formulation… Le punk a été paradoxal … C’est une forme d’art qui n’est pas restée longtemps hors du système capitaliste. Les majors ont flairé l’aubaine, la manne possible… Situationnistes les punks? La question se pose, d’autant que la plupart ne connaissaient absolument pas la pensée de Guy Debord ni de quiconque d’ailleurs qu’on a voulu associer à ce séisme rock… La notion sociopolitique du spectacle échappait sans doute totalement à Sid Vicious, personnalité explosée dont je n’ai jamais su ce qu’il fallait penser…

Musicalement, pour aller au plus simple, l’intention était de revenir aux origines du rock. Pas besoin d’être un virtuose pour former un groupe. On pouvait se lancer ( garçons et filles cf Siouxsie, The Slits, Patti Smith… ce qui est une vraie nouveauté) avec un savoir faire basique et un matériel cheap. Fin des montagnes d’amplis et des pedal boards compliqués. Pour autant, les bases du genre qui en réalité n’inventa rien formellement , avaient été posées par d’autres dès le milieu des années 1960. La musique punk n’est pas génération spontanée puisqu’elle vient du garage rock nord américain ( cf compile Nuggets) , du Velvet Underground ( encore une fois) , du MC5 et des New York Dolls ( 1972- 1975 dont on copia le jeu de guitare rythmique haché) et des anglais tels de The Who / Kinks pour leur répertoire du mitan des années 1960…

Exubérance londonienne et théorisation du punk

S’il est né aux USA avec The Stooges, Modern Lovers, Pere Ubu, Ramones, Richard Hell etc… le style arrive à Londres dans les bagages de la tournée des Heartbreakers , et c’est dans cette ville qu’ il va prendre une ampleur quasi théâtrale. Le punk se développe sur les bords de la Tamise et il se théorise là…Il est représenté par Sex Pistols ( originellement The Strand – Jones/ Cook / Matlock – montés de toutes pièces mais essentiels), The Clash (les plus intègres), The Damned et les jeunes The Jam parmi d’autres qu’on a plus rapidement oubliés… Sham 69 (1978) incarneront une tendance populaire, vindicative et violente qui n’aura pas toujours bonne presse. C’est le punk Oï ! contraction de « Oh Yeah! » qui flirte avec skinheads et extrême droite. Only Ones (1976 – 1982) et Stranglers sont un peu à part , représentants d’ une forme plus sophistiquée du punk anglais. Plus au nord, les Buzzcocks de Pete Shelley prennent les choses en mains dans la région de Manchester. On sait tout cela. Mais comment faut-il le comprendre pour en mesurer la portée exacte ?

La réponse est moins évidente qu’il n’y paraît et ne se résume pas à une forme de légende urbaine romanesque… En Angleterre le punk n’est pas totalement spontané à plus d’un titre. En effet, des managers sont à la manœuvre derrière The Clash et les Pistols (surtout), figures de proue des nouveaux groupes. Dont acte.

Parmi les facteurs environnementaux qui motivent le ton de chansons qui mettent à bas l’idéologie hippie et critiquent la société établie, la profonde récession économique du pays est la litière pourrie qui participe à l’explosion à la fois sociétale , culturelle et artistique que représente le punk. Une partie de la jeunesse s’ accroche au style nihiliste pour dénoncer son quotidien bouché et des valeurs imposées et hypocrites. Il y a la désillusion et le besoin de cracher à la face d’un etablishement cynique, jugé responsable du malheur des classes laborieuses . « Anarchy! »… Cependant, de là à changer le cours des choses il y a un monde… Avec du recul on arrive presque à penser que le punk de 1976/77 , passé son élan vital des premiers mois, se transformera vite en sa propre caricature. Un carnaval codifié choquant le bourgeois, mais incapable de transformer quoi que ce soit…

En France, un mouvement d’abord essentiellement parisien

Le punk saute la Manche et arrive sur nos terres… Dans l’hexagone des années 1970 il ne se passe pas grand chose en matière de rock. Des formations prog souvent laborieuses copient les formations prog anglaises, sans grand succès, enregistrant des disques que personne n’achète… Question salles, c’est le désert. Si l’on veut tourner ( les grandes structures étant réservées aux vedettes ), il faut jouer dans les discothèques…Les clubs sont inexistants. Pour combler leur ennui un petit nombre de jeunes parisiens qui font des aller-retours en ferries, ramènent disques et tendances stylistiques. Ils créent les premiers groupes, calqués sur ceux du mouvement anglo-saxon. Regardons les de plus près .

Une nouvelle fois – comme avec les Yéyé des années 1960 -l’essentiel se passe à Paris. C’est là que naissent des formations qui vont durer une paire d’années , avant que n’arrive début 1980 une seconde vague qui sera celle du rock alternatif, même si perdureront certaines caractéristiques punk. Parfois caricaturalement … Asphalt Jungle, Metal Urbain, Stinky Toys, Gazoline ( avec Fred Chichin) sont les premiers à grimper sur scène en 1976. Oberkampf ( 1978 – 1982 ), Béruriers Noirs ( 1978-1982 ) qui ne sort son premier disque qu’en 1982 à la fin de sa carrière, Les Porte-Mentaux ( 1978), s’ajoutent en deuxième ligne parmi les « pionniers français » du punk. On leur colle ensuite volontiers l’étiquette « Keupons » qui restera en vigueur une bonne partie des années 1980.

Acteur du mouvement – il tient de 1972 à 1977 la boutique Open Market – agitateur des scènes locales, Marc Zermati est l’organisateur des deux premiers festivals punks sur le sol français. Deux tentatives qui eurent pour dessein d’implanter le punk dans le territoire français. Les deux évènements ont lieu dans les arènes de Mont-de-Marsan, en 1976 et 1977. C’est à dire dans cette courte période qui est la essentielle pour le courant musical alors émergent.

A Mont-de -Marsan, groupes hexagonaux , anglais et américains se retrouvent. L’évènement a un écho qui ne reste pas local, la presse en parle comme les télévisions. En 1976 un certain Ian Curtis totalement inconnu, fait même le déplacement depuis Macclesfield, nord ouest anglais, voyageant une partie du trajet en auto-stop… On ne sait pas ce qu’il pensa de sa visite , dans ce coin du sud ouest étouffant au mois d’août 1976. On sait par contre ce qu’il entreprit quelques semaines plus tard. A Londres, début septembre, Malcom MacLaren organise à son tour un festival punk au 100 Club qui réunit une douzaine de groupes.

Mont – de – Marsan n’eût que deux éditions, on y entendit Little Bob Story ( Le Havre) , pas véritablement punk mais qui chauffait les scènes françaises depuis le début des années 1970, entre rythmn and blues et Pub rock… Un des rares véritables rockers hexagonaux de la décennie .The Damned clôturent l’édition 1977 où on verra le très jeune Henri Paul Tortosa taper l’incruste, âgé de 16 ou 17 ans, guitariste malingre et fougueux qui s’exile à Londres dans la foulée, rencontre les Heartbreakers de Johnny Thunders et mènera une carrière aussi chaotique qu’hasardeuse. Un vrai punk, lui ?

A Paris toujours, c’est le moment où Le Gibus ouvre ses portes dans le 11ème arrondissement. Il restera longtemps le temple de la scène punk.

Quelque chose d’autre

Bref, musicalement, quelque chose d’autre se passe. En province on commence à voir apparaître des groupes punks qui se produisent , circa 1977, en écho et miroir des scènes américaines , londoniennes et parisiennes…

A Lyon, Starshooter est le seul groupe qui bénéficie d’un tourneur grâce à sa maison de disque. Il fracasse un peu tout ( dans une certaine mesure) avant d’être dépassé par Telephone qui n’ont rien de punk par contre… Strychnine ( 1978-1982), apparaissent à Bordeaux, inspirés par le célèbre titre des Sonics, groupe garage nord américain des années 1960. Dogs, de Rouen comme Les Olivensteins ( 1978- 1980), sont actifs depuis 1973 et ont joué au Golf Drouot en 1974 – il suffisait alors de s’inscrire pour les concerts du jeudi soir! Ils sont remarqués par le jeune Philippe Manoeuvre de Rock and Folk. Ils enregistrent leur premier 45t , « Charlie was a good boy » en 1977 sur Melodies Massacre, label indépendant de Rouen qu’ils quittent quand arrive un plus grand succès. Leur style, venu du garage, va évoluer new wave et power pop jusqu’en 2002. WC3 (ou à 3 dans les WC) sont picards. Actifs de 1978 à 1984 ils ne se font connaître qu’avec le single « Captain Valium » et « Poupée Be-Bop » en 1981…A Montpellier OTH se forme en 1978. Ils resteront longtemps le « grand groupe » de la préfecture héraultaise. A Marseille, par contre, rien de véritablement punk avant Warrior Kids ( 1982) ou Les Steaks de notre ami Serge Scotto. Ces deux formations font partie de l’héritage de 1976…

Cet héritage , d’ailleurs, doit être distingué de l’assaut initial 1976/1977. Il se manifeste majoritairement à partir de 1980. Il n’ est plus uniquement porteur de la flamme première, mais commence à se métisser. On y trouve des groupes qui vont des Wampas à Mano Negra en passant par LSD ou Les Sheriffs à Montpellier. Fait notable, un grand nombre de ceux formés en 1976 n’existent plus en 1980. Un signe indéniable de l’éphémère du punk originel , brûlot plus qu’ entreprise durable ( malgré les résurgences du style, y compris tardives, souvent grotesques et toujours inoffensives, comme Sum 41 ou Blink…)

Pourquoi après 1977 le Punk n’est -il plus vraiment le Punk ?

En Angleterre les Pistols splittent début 1978 dans le chaos total, après leur catastrophique tournée américaine. Lydon forme PIL avec une arme supplémentaire, le reggae. The Clash , moins Rude Boys, mêlent les influences et composent une proposition beaucoup plus variée à partir de London Calling, musicalement différente elle nuance engagements politiques et vision générale du groupe aux deux auteurs-compositeurs . Joe Strummer et Mick Jones s’éloignent de leur style originel mais The Clash sont certainement les plus crédibles parmi ceux venus sur scène autour de 1976/77. Ils contribuent de plus à créer le post-punk quand beaucoup de formations tombent dans l’oubli.

Formellement le style punk ne pouvait tenir la durée tout en restant captivant. Les musiciens les plus habiles réajustent le tir. Pour prendre un dernier exemple, diriez-vous que le magnifique « Happy House » (1980) de Siouxsie and The Banshees est un disque de punk ? Hum? Non. Bye-bye Bromley contingent !

Le punk londonien fût un crachat à la face des institutions déclinantes d’Albion . C’est absolument vrai pour les groupes du Royaume Uni qui émergent en 1976… Par contre, de l’autre côté de l’Atlantique les données sont différentes. Aux USA le punk était joué au CBGB, club pourri et glauque et au Max Kansas Center qui n’avait pas meilleure allure…Les punks de NYC ou de Los Angeles ( Jello Biafra et Dead Kennedys ) se comparaient à la Blank generation d’après 1914/1918… Mais étaient-ils révolutionnaires comme on veut si souvent le croire à propos du punk ? Ont – ils autant fédéré que les anglais ?

Il ne me semble pas que Television, Blondie, les Talking Heads voire The Ramones ou Richard Hell aient jamais revendiqué une telle intention . Ils n’ont pas inventé eux-mêmes le mot « Punk » puisque c’est un journaliste du magazine Creem qui l’emploie la première fois pour parler de rock en…1971… Et si on veut aller plus loin, je dirais que les bluesmen du delta, en 1940, étaient punks! Presque tous ceux que je viens de citer passent à autre chose dès 1979… Blondie chante d’imparables tubes New Wave et en devient la reine new yorkaise. Les Talking Heads sortent Remain in Light, superbe, et travaillent avec Eno. The Ramones deviennent une sorte de barnum Ramones… Beaucoup moins stimulant…Le bouillonnement sonore de 1976, en réalité, ne bouleversera guère la musique nord américaine …

En Angleterre si l’impact est plus grand , c’est parce qu’il est davantage mis en scène ( The Great Rock and Roll Swindle…). Mais les clubs spécialisés où le style se joue sont essentiellement le Roxy et le 100 club à Londres . Finalement la scène est réduite et les Pistols sont souvent interdits ici et là! La boutique Sex ,sur King’s Road , reste un rendez-vous pour parfaire son look et rencontrer des acteurs du moment, mais les propriétaires des lieux sont aussi des affairistes qui cherchent à trouver leur place sur le marché… Ils y parviendront sans aucun complexe.

Bref, l’été du Punk n’est pas le Summer of Love, 10 ans plus tôt. On peut même dire qu’il prend une sale tournure et chavire dès la virée en péniche organisée sur la Tamise par Malcolm Mc Laren pour promouvoir les Sex Pistols qui embarquèrent, il faut le dire, à reculons ce 7 juin 1977…

Pas fait pour durer ?

Le Punk avait-il besoin de plus de temps? Pour développer ses principes de 1976 ? Rien n’est moins sûr. Il est né sur un terreau de crise économique, de remise en question, mais Thatcher lui met un coup de pied aux fesses en 1979 quand les anglais la nomment premier ministre. Aux USA les premiers punks étaient reliés à la contre-culture des années 1960, je dirais ainsi qu’ils suivaient un chemin assez logique qui ne procédait pas d’ une rupture. Ils transforment leurs premiers élans en New Wave, genre qui n’hésitera pas au jeu des compromis. Donc exit le « No future »… Seuls les naïfs se sont laissés prendre…

En France, si la fin des trente glorieuses a désillusionné une partie de la génération née fin 1950 ou début 1960 , pour autant le pays est-il aussi sinistré que l’Angleterre ? Non. Ceci peut expliquer , entre autres facteurs, que toute la jeunesse intéressée par la musique rock n’adhère pas au punk à ce moment là. Voire s’en moque un peu…C’est le hard rock qui domine et qui recueille le plus d’audience dans l’hexagone ( ou bien la variété et la nouvelle chanson française ). On écoute aussi Supertramp et les Eagles, tout comme Toto parmi les pires ersatz du prog… Ces groupes là passent en discothèque après le piano insupportable de Michel Berger et les abominations de Yes qui n’en est plus à Close to The Edge

Holidays in the Sun

Chez nous l’été du Punk se limitera aux festivals de Zermati qui ne leur donne pas de suite. Sent -il le vent tourner? Les keupons coincés dans la capitale traineront encore au Gibus quelques années, parfois jusqu’à leur propre chute. Ils ne se rendront compte de pas grand chose, sans doute , la mauvaise bière et les drogues abimant prématurément. Ailleurs, on ne verra pas vraiment passer cette déferlante sur les plages de France ! Jean Noël Dupré chante » Ca me rappelle les vacances » depuis 1975 et Patrick Coutin aime regarder les filles en 1981…Fin de la parenthèse. Nous resterons loin , dans cet intervalle temporel, des « Holidays in The Sun »…On est bombardé sur les ondes radio et tv par The Police plutôt que par « Police and Thieves ». Dommage. L’ex Johnny Rotten de son côté, se retrouvera bientôt animateur d’une émission télé consacrée aux…insectes… La vengeance des Cloportes ?

My way ?

Si on y regarde bien, que reste t-il du punk, aujourd’hui, en termes d’influences artistiques réelles? De l’énergie brute, présente chez de jeunes groupes qui finissent tous par vieillir, des Strokes aux Libertines jusqu’à Shame ou Fontaine D.C…Mais aucune « école stylistique « … Vous me direz y avait-il lieu ? Je réponds il y a eu une ligne punk arty. Minimaliste et gonflée par la rage . Je suppose qu’elle ne revient qu’en période de crise? N’y sommes nous pas ? « Anger is an energy »… ( Rise – PIL)

Par contre on garde les slogans, la création salutaire de labels indépendants, de fanzines et webzines . Soit une prise en main culturelle positive et indépendante, un underground qui veut décider de son destin en s’opposant à la pensée mainstream . Le punk s’est dressé contre le « rock convenu » de l’establishment…Reste aussi une imagerie , à présent muséale, voire un look et ses déclinaisons que magnifia Vivienne Westwood ( 1941- 2022). Sur le plan musical au sens strict, on peut chercher et comparer… Blues, Garage, Tamla, Beatles, Pink Floyd, Brit Pop…etc ont toujours – quantitativement – plus d’impact que les riffs punk de Steve Jones inspirés par ceux des New York Dolls ( notamment)…Ils sont, toutefois, une composante d’une part de la musique d’aujourd’hui. Ce qui n’est pas copié mais inspiré de est à prendre. On peut le fusionner avec d’autres sources et créer une voie, sa voie… Un dernier exemple ? The Pogues (1982 – 1996)…

Le punk, dans sa forme arty et rebelle première, est mort.. Disons en 1979. Le reste est contrefaçon.

La cigale ayant chanté tout l’été…?

Voir aussi notre article https://www.darkglobe.fr/et-la-new-wave-arriva-en-france/

Pour aller plus loin quelques lectures d’été : « Punk Altitude » (de notre collaborateur Dark Globe) Bertrand Pavlik. Editions Dandelion (2024) / « Punk UK » , Marc Dufaud, Editions le Boulon (2026) / « No Future. Histoire du Punk », Caroline de Kergariou. Editions Perrin ( 2017)/ « Raw Power, Histoire du Punk Américain ». Stan Cuesta. Castor Musique ( 2015)/  » Anger is an Energy » John Lydon ( 2015) / « Rock en France, de 1976 à nos jours » Gregory Vieau, editions le Mot et le reste ( 2026)

Sélection subjective : The Sex Pistols  » God Save the Queen » / The Damned « New Rose » / MC5  » Kick Out The Jams »/ The Stooges  » Search and Destroy » / The Modern Lovers  » Road Runner » / The Ramones  » Judith is a Punk » / The Sonics  » Strychnine » / Dead Kennedys  » California Uber Alles »/ The Buzzcocks « Orgasm addict »/ Johnny Thunders  » Born To Lose »/Asphalt Jungle  » Poly Magoo »/ Olivensteins  » Fier de ne rien Faire »/ The Slits  » typical Girl »/ The Undertones  » Teenage Kicks »/ The Raincoats  » Fairy Tale in the Supermarket » / TV Personalities  » Part Time Punks »/ The Clash  » White Riot »/ Richard hell  » Blank generation »/ Starshooster  » Get Baque »/ Sham 69 ‘If The Kids are united »/ The Only Ones « Why Don’t You Kill Yourself? »/ Devo  » Mongoloid »/ The Saints  » I’m Stranded »

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