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Catchy Peril / Catchy

Ok, on va pas se mentir : à la rédaction de Dark Globe, ça fait déjà un petit moment qu’on a le premier album de Catchy Peril dans les oreilles. On a du réseau quand on veut et on connaît des gens bien qui nous abreuvent de bons sons.

Mais c’est qui Catchy Peril ? Mis à part un évident jeu de mots qui se réfère à une chanteuse américaine qui porte le même nom qu’un des guitaristes d’Aerosmith (cherchez bien, vous l’avez !), et bien c’est un des groupes phares de cette nouvelle scène rock marseillaise qui a littéralement décollée depuis la fumeuse année 2020.

« La scène rock marseillaise » : tout le monde s’étonne quand on ose dire qu’il y a du rock à Marseille…et pourtant ! Oubliez IAM, Jul et consort (en un seul mot), la citée phocéenne plonge également ses racines dans la musique du Diable, et pas que depuis quelques temps. Des articles et des ouvrages suffisamment bien écrits et documentés sont disponibles pour le prouver, soyez curieux !

Une certaine explosion rock prend place à Massilia depuis quelques années maintenant, portée par une génération de jeunes musiciens toute aussi inventive que motivée et talentueuse. Et pour faire partie de la génération précédente (toujours active !), qui a usé les scènes de la ville à l’époque ou Gaudin terminait à peine son second mandat, je peux vous dire que ce nouvel élan fait plaisir à voir.

(c) By Pat

Mais cessons de divaguer et penchons nous sérieusement sur Catchy Peril qui nous présente ici son tout premier album (après un EP encourageant en 2024). Si l’on se réfère au dossier de presse du groupe, on apprend qu’il exécute à la perfection une musique « flirtant entre punk, glam rock et sonorités psychédéliques synthwave« . Pour les avoir vus sur scène un soir à l’Intermédiaire (scène mythique du centre de Marseille, pour les ignares), je dois avouer que la description est plutôt bonne. Derrière une basse bondissante, une batterie teigneuse, des nappes de clavier aérées et un chanteur/leader/guitariste charismatique, le groupe dévoile une consistance musicale qui dépasse la simple volonté de faire bouger le popotins d’un public déjà fidèle.

Si « Lemon Eyes » et « Sugar Lane », les deux titres qui ouvrent l’album, sont clairement là pour mettre l’ambiance, celle-ci change nettement de cap avec la troisième chanson, « I Like It Hard », dont la vidéo publiée en avance a déjà été chroniquée par votre serviteur ici-même. Le voyage se poursuit avec l’intriguant « Epilepsie » qui aurait parfaitement trouvé sa place dans la discographie des groupes cold-wave des années 1980. Le côté pop du combo prend momentanément les rennes sur « Astro Orbiter » avant de laisser filer la monture vers un univers plus catchy (ça tombe bien) avec « Electricity » et « Lovely ». L’album, duquel rien ne dépasse et dont rien n’est en trop (ce qui est assez rare pour être souligné), se termine sur le titre « Drugs », digne des plus grands moments du groupe parisien Frustration, égérie de Born Bad Records. Et si vous achetez la version CD, vous aurez une petite surprise supplémentaire (dédicacée à tous les passagers de la Plaine).

Maintenant, il ne reste plus qu’à espérer que les quatre membres de Catch Peryl ne tombent pas dans le piège des trop nombreux groupes marseillais qui ne sont pas allés plus loin que l’espoir suscité par leurs premiers efforts. Alors, de grâce, Benjamin, Paul, Louise et Kévin, cultivez votre cohésion, votre abnégation et faites que votre histoire musicale s’inscrive dans la durée, à l’image de quelques groupes de métal ayant réussi l’exploit de sortir du lot (LANDMVRKS, Kill The Thrill ou Dagoba, pour ne citer qu’eux), afin que Marseille ait enfin son groupe de rock actuel de référence !

ALBUM “CATCHY” le 06 mars 2026

https://catchyperil.bandcamp.com/album/catchy

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