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Disques

The Suncharms / Darkening Sky

Image mise en avant communiquée par (c)The Suncharms

Darkening Sky est le troisième lp studio des anglais shoegaze de The Suncharms. Nous en avions annoncé la sortie il y a quelques semaines, il est aujourd’hui disponible via Sunday Records en formats physiques, ainsi que sur le bandcamp du groupe. Mené par Marcus Palmer le groupe de Sheffield que nous suivons dans ce mag, est revenu de loin, faisant « sur le tard » un retour musical aux accents vintages mais aussi actuels .

Shoegaze dans l’âme, The Suncharms ne cèdent pas aux modes et restent fidèles au style qui les a vu naître. Darkening Sky est de fait un lp de pur shoegaze avec guitares mélodiques ouvrant sur des atmosphères larges qui enveloppent l’auditeur. Le chant de Palmer est plongé dans une reverb de cathédrale, entouré de reliefs de cordes, cuivres et claviers et il y a quelque chose d’imposant dans ce disque , d’envoûtant aussi.

L’album est long – 12 titres – avec des pièces de bravoure, comme « Midnight Train » en ouverture qui débute avec des nappes d’un orgue d’église , un martèlement de batterie suivi de guitares épaisses sonnant dans des tonalités graves. Joué mid tempo le titre qui est un retour vers les nineties, est au final enlevé par un motif de cuivres qu’on pourrait entendre chez Boo Radleys… La formule prend encore. « Diamonds » est un autre temps fort, enchevêtrement de guitares au sein duquel se glisse la voix de Marcus Palmer qui chante une mélodie pleine de nuances pendant qu’une des guitares prend son envol sur des chorus aériens passés sous overdrive. « Interstellar » est immédiatement entrainant, étonnement juvénile, et là aussi on pense aux Boo Radleys! Même famille musicale, mêmes types d’orchestrations qui rappellent toute une époque de la musique britannique mais, je le redis, restent actuels. « Motoway Bridge », autre exemple significatif du ton de cet album, commence avec des bruitages lointains évoquant la circulation routière. La batterie roule des toms et tient le tempo tout du long ( toujours médium) , supportant des guitares qui rivalisent en motifs et séquences. Ponctuée d’accords amples qui ne perturbent à aucun moment la voix légèrement mélancolique de Palmer, la chanson nous narre une histoire noyée dans un paysage qui reste avant tout musical .

Darkening Sky est un bon album qui n’a rien d’une réutilisation de vieux schémas. Il ravira les fans d’un style qui fit date. The Suncharms en sont, en 2026, des représentants actifs dont la position de challengers , au fond, n’est pas si inconfortable et non résignée quoi qu’il en soit…

https://sundayrecords.bandcamp.com/album/darkening-sky

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