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Théo Poli / Hangarland

Co-front man chez Panzetta Paradise ( Aiacciu), Théo Poli poursuit parallèlement d’autres projets garage et psyché. On l’a vu en 2026 aux commandes des Zombi ( clin d’œil et référence aux londoniens sixties Zombies de Odessey & Oracles ), ainsi qu’en solo discographique avec le lp Hangarland ( sorti en avril). Le disque qu’on vient d’écouter, mélange une nouvelle fois les tendances stylistiques que semble particulièrement affectionner l’auteur-compositeur et interprète. Il est à la fois brut de décoffrage et exercice de style.

Produit par Marc Anton’ Muchielli – connu chez Contraversu puis guitariste et chanteur avec L’ Oscuru ( post rock/métal & riacquistu) – , l’album – disponible sur les plateformes et en format physique en tirage limité avec le soutien de notre rédacteur André Paldacci ( disquaire Vibrations, Ajacciu) -, est attachant, typé et second degré d’un bout à l’autre ( indéniable qualité) . L’enregistrement de 21 minutes se place d’emblée dans le registre des objets de pop culture, revisitant les sonorités et l’atmosphère rythmée d’un rock garage qui sait envoyer des titres comme autant de singles potentiels .

On accroche aux sept chansons de Poli, particulièrement à « Radio Hangar 77.7″, »Zombi » ou « A Mosca » , comme au très psyché « Le même orage que toi ». Les compos sont courtes , dynamiques, le son vintage à souhait. Il y a cette fantaisie d’un univers hangar malin , volontiers joueur , trait déjà caractéristique de l’écriture de Théo Poli. Petit bémol au blues de « Bleu de chine blues » qui paraît un cran en dessous des autres compos – malgré des guitares râpeuses, intéressantes qui ne viennent pas de nulle part- en raison , notamment, d’une structure classique qui étonne moins…

Poli a joué seul la plupart des instruments, avec l’aide d’un musicien additionnel au saxophone sur le titre « Mosca ». Bonus qualitatif, la chanson bénéficie d’un clip réussi , traduction de l’esprit surréaliste et potache du jeune auteur compositeur.

On souhaite maintenant à Poli de franchir les quelques étapes immanquables qu’il va devoir rencontrer. Le talent est là. Le disque le prouve qui représente à nos yeux ( et oreilles) un jalon non anecdotique de la scène corse.

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