Loading...
Chroniques

Siouxsie and the Banshees / Dear Prudence (Philippe de Guilhermier, collection seveninches éditions Le Boulon)

Il existe une maison d’édition qui se définit comme « radicalement rock ». Cette petite maison d’édition s’appelle Le Boulon (https://leboulon.net/). Et Le Boulon a eu la bonne idée de sortir une collection originale : seveninches dont le principe est la diffusion, depuis 2023, de petits ouvrages (100/120 pages – pour ceux que j’ai lus) consacrés à un 45 tours (« seven inches »), et dans la plupart des cas, évidemment, dans un univers rock (The Smiths, Lou Reed, Bowie, Kraftwerk, etc…).

Ce mois-ci, vient de paraître, sous la plume de Philippe De Guilhermier l’opus consacré à ce qui fut certainement le plus gros succès commercial de Siouxsie and the Banshees, la « cover » du « Dear Prudence » des Beatles.

Il y a peu, j’avais lu dans la même collection l’ouvrage consacré Ça plane pour moi (voir notre article). C’était réellement centré sur le 45tours… Mais bon, y avait-il vraiment autre chose à dire sur la carrière de son interprète principal ?

Ici, c’est différent. « Dear Prudence » constitue plutôt un axe central à partir duquel l’auteur aborde les différents aspects de l’œuvre et de la carrière de Siouxsie and the Banshees : leurs influences musicales, l’importance de l’aspect visuel, leur créativité, leur propre influence sur d’autres groupes, la singularité de chacun des musiciens, l’époque « gothique »… Personnellement j’avais beaucoup aimé de nombreux titres de Siouxsie comme « Happy House », « Spellbound », « Israel », « Hong Kong Garden », « Christine »… mais je n’étais pas fan au point de vouloir tout savoir, tout connaitre. Je connaissais les morceaux mais pas forcément les albums. J’avais notamment sous-estimé la participation de Robert Smith, ne la voyant que comme une parenthèse dont je n’éprouvais pas le besoin de connaitre les détails. En fait je n’ai longtemps possédé que la compilation de 1981 Once Upon a Time / the Singles, acquise en Italie à l’époque (en même temps que l’album de Modern English – Mesh and Lace).

Ce petit livre réussit l’exploit, à la fois, d’apporter une masse d’infos pertinentes, sans tomber dans le côté « people », indiscrétions en tous genres, qui ne sauraient satisfaire que le fan blasé, et de donner l’envie d’aller réécouter les albums… ou de prendre le temps de les découvrir si l’on s’est contenté des « tubes ».

Evidemment l’auteur, lui, est un fan : Siouxsie, c’est sa jeunesse, sans doute, même, un de ses « déclencheurs musicaux » ; mais il sait raconter cela et faire partager son enthousiasme. Et sa plume est agréable. Ça se lit facilement, rapidement (sauf si vous prenez le temps d’écouter quelques disques en musique de fond, pour l’ambiance).

Bref, j’espère que le livre est dispo par chez vous. En plus, nous vivons actuellement une sorte de « revival » post-punk (tout le monde s’en réclame) et ce livre est en parfaite adéquation avec le moment.

Pour les Marseillais (oui, je sais, Marseille n’est pas le centre du monde – quoi, la gare de Perpignan ?) l’ouvrage est disponible, naturellement chez Lollipop Music Store, où je croise, évidemment, régulièrement Philippe De Guilhermier qui ne s’endort pas sur le passé et reste à l’écoute de l’actualité musicale vivante, qu’il chronique assez souvent pour Concert and Co.

A lire, donc…


	
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.