« Too Much Too Fast Too Soon », mi-avril, relançait la machine Tahiti 80 . Le groupe français qui annonce Rejoice ( An Inventory of Pop Maps) , un nouvel album prévu pour septembre sur le label Human Sounds , vient de communiquer le single « Made Up », second extrait de ce qui sera leur 11ème réalisation studio .
Avec « Made Up », Tahiti 80 revient aux guitares indies et nineties. On retrouve dans le titre et le clip qui l’accompagne l’énergie rock des débuts de la formation rouennaise. Le son est typiquement celui de la fin 1990 et du tournant 2000 ( cf Puzzle’ (1999) /’Activity Center’ (2008) ). Il y a ainsi quelque chose d’épique dans ce nouveau single, traversé par des effets de distorsion mais n’oublie pas la mélodie pop, et qui sonne comme un possible hymne rock. De l’imparable aussi, avec des paroles qui volontairement ne font pas dans la demi-mesure… Tahiti 80 veut-il secouer la maison?
Visuellement le clip vidéo de « Made Up » est abstrait, sans narration, dans la ligne esthétique 90’s de 4AD et Creation. « Le clip, co-réalisé par le groupe et Benjamin Cebrian, joue avec les codes du shoegaze » , lit-on dans les infos presse qui l’accompagnent. On ne saurait dire mieux, en effet, en regard des diverses saturations, superpositions d’images ainsi que de l’impression générale brutale qui s’en dégage. Le côté authentique et live est rendu par la capture de séquences filmées en répétition , images qui musclent encore la dynamique du titre. Très clairement le quintet cherche à nous accrocher et souhaite qu’on ne le lâche pas en cours de route, ni lui ni un lp annoncé comme « une collection de singles éclectique« .
Ce 4 juin Xavier Boyer et Medéric, membres du groupe, seront en DJ set chez Major Tom à Ground Control ( Paris 12) pour la sortie du single. Prochain concert le 11/12 à l’Alhambra .
Photo Tahiti 80 (c) Benjamin Cedrian – avec l’aimable autorisation du groupe et Xavier Boyer

Adepte de Telecaster Custom et d’amplis Fender. Né en 1962 – avant l’invention du monde virtuel – pense que la critique musicale peut-être un genre littéraire, objet idéal pour un débat en fauteuil club millésimé.