Sommes-nous dans un monde de ruptures plus que d’unions? Est-ce que le virtuel remplace le lien direct et l’I.A suppléera t-elle bientôt à notre propre réflexion? Il y a beaucoup d’imprévisible dans le mouvement des sociétés actuelles et les californiens de Holy Wave en on fait le sujet de leur prochain lp I’m a Dada
On en découvre quelques extraits dont le single « s33.u.in/hall » adressé avec son clip promo dans le kit presse. A première écoute on retrouve les atmosphères du groupe, mais elles sont cette fois traitées de façon plus directe. Boucles et échantillons s’entremêlent sur des grooves cycliques , hypnotiques , à l’élasticité venue du dub… Il y a quelque chose de suspendu, un déploiement lent de chaque titre comme sur « Dewey ‘s Dirge ».Les guitares ne sont jamais franches et les voix, rarement en avant, se fondent dans un ensemble qui va s’élargissant… Résultat très étonnant.
I’m DADA suppose une immersion de l’auditeur dans son univers. Les grooves sont présents, les compositions sont construites, présentes, qui évoquent les thèmes décrits en introduction. C’est exactement le cas pour « s.33.u.In/HAL » ( indécodable pour moi!) dont le clip troublant montrerait la robotisation du monde et le vieillissement de l’humain… Le groupe lui-même s’efface et n’est aperçu qu’à travers un écran T.V…
Si Holy Wave ne se réinvente pas en 2026, il s’affirme et affine sa musique. Notre curiosité est stimulée ce qui est toujours bon.
Sortie de l’album le 10 juillet.
https://holywave.bandcamp.com/album/im-dada
Photo mise en avant (c) Holy Wave, communiquée par Modulor Music ( press kit) https://www.modulormusic.com/

Adepte de Telecaster Custom et d’amplis Fender. Né en 1962 – avant l’invention du monde virtuel – pense que la critique musicale peut-être un genre littéraire, objet idéal pour un débat en fauteuil club millésimé.