Protomartyr , depuis Detroit, continuent leur chemin tendu et post punk. Hotel Usona est leur septième album qui plonge dans les travers du monde occidental, sans illusion ni concession.
On n’imagine pas que Joe Casey se calme véritablement un jour , contrarié par une Amérique dont il fait une chronique bien raide…Le disque est donc hanté, anxieux , la peinture sociale sévère. Il n’y a pas beaucoup de groupes avec cette intensité qui ne fléchit pas. Protomartyr s’accrochent…
Le disque a eté enregistré à New York , produit par Dave Fridmann qui a travaillé avec Nick Cave,The Flaming Lips, MGMT . Ça sonne à la fois rude et complexe, ce qu’on apprécie en matière de rock avec de la consistance aujourd’hui .
Les sujets abordés avec lyrisme déboulonnent l’ I.A, critiquent les montées des nationalismes et la violence du monde actuel. Le son, ambitieux, est une progression de plus pour Protomartyr qui puisent leurs influences entre Exotica fifties ( mix de jazz/ salsa…) et musique country des états de l’Est américain. La production de Fridmann, qui ne fait pas dans la demi mesure, booste efficacement cette nouvelle réalisation des quatre de Detroit.

Tombé dans l’indie pop dès son plus jeune âge, c’est irréversible désormais.