Florent Marchet – Kao (Lyon), 04/12/10

Live | publié le 07 Déc 2010 par | 2 457 vues

Soirée idéale pour se rendre à Courchevel, dans le froid et sous la neige nulle ne sera meilleure compagnie que celle de Florent Marchet ce soir...

Un public trop clairsemé s'approche timidement des premiers rangs pour se réchauffer auprès de la chaleur d’une flambée qui crépite au fond du chalet. Florent Marchet et ses musiciens entrent en scène, vêtus à l’image de Benjamin: pour Florent, un pull jacquard, un pantalon beige trop court qui laisse apparaître une superbe paire de chaussettes rouges. Il est prêt à incarner les personnages qui suivent dans un décor en tout point identique à la pochette du dernier album Courchevel (descente de lit en peau d’ours blanc included),  titre du premier morceau de mise en jambe pour réchauffer l’ambiance.

Les titres de Courchevel s’enchainent d’un ton détaché, et parsemés des bonnes blagues d'un Benjamin qui se la raconte: la province et son lot de clichés issus d’une vie ordinaire, presque minable... Pauvre nous, va!

Le tout est dynamique, parfaitement interprété par le quatuor, de jolis petits pas de danse, décidément ce Benjamin brûle le dance floor! "Qui suis je?" en solo à guitare acoustique me replonge dans ce qui me fait aimer cet artiste: la simplicité, l'âme et la voix mises à nues, ce sont dans ces instants que Florent Marchet me touche le plus. Je ne sais toujours pas qui je suis, mais je suis suspendue au fil de sa voix, c’est certain.

Petite séquence de lecture de cartes postales. Et oui, c’est ça les idoles, ça reçoit des cartes postales à la pelle.

Plus le temps avance et plus décidément ce spectacle est réjouissant ! L’intermède en "Hors Piste" aux airs de jazz laisse la part belle à la maîtrise d’interprétation de ces messieurs. Forcément, même si on est bien, là, tous ensemble, vient l’heure des rappels avec un "Tous pareils" aux attitudes shoegaze power pop mémorables, et un final solitaire, à l'âme et la voix brute: exactement comme je l'aime.

J'ai beaucoup aimé... Oui, vraiment beaucoup mais deux questions resteront à jamais sans réponse à l’issue de cette heure trente passée à Courchevel et ailleurs:
- Question n°1: mais où s'habillent les instits' depuis que la Camif a fermé ?
- Question n°2 : Florent, pourquoi cette affreuse moustache ?

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone